Lorelle Meets the Obsolete :: De Facto  

Lorelle Meets the Obsolete. Tout droit venu du Mexique, Gualaraja, ce duo, ambassadeur du rock psychédélique d’Amérique Centrale, est promut à un bel avenir, bel avenir déjà bien entamé. Cinq albums (à noter que Chambers a été masteriser par Sonic Boom, ex-Spacemen 3) et plusieurs Ep, tous aussi bons les uns que les autres, n’ayons pas peur des mots !

Une discographie inévitable, surtout si tu aimes l’électricité, l’euphorie des nuits urbaine, les lumières psychotique et l’asphalte suintant de grosses gouttes de gazole ! Et bien évidement, De Facto ne déroge pas à cette règle !  

Et pourtant cette règle n’est pas immuable. Premier changement : le disque, toujours labélisé par Sonic Cathedral, est maintenant secondé par El Derrumbe, création du duo, ce label à pour vue de promouvoir la scène underground mexicaine ! Une EXCELLENTE nouvelle pour les musiciens de ce pays, malheureusement trop peu connu.

De Facto est donc le cinquième album studio du groupe Mexicain. De Facto a pour particularité la présence de plusieurs musiciens lors de l’enregistrement, une nouveauté pour le duo. Ces nouveaux venus accompagnent les LMTO vers un horizon sonore différent de celui auquel ils nous avaient habitués jusqu’alors. Que les connaisseurs se rassurent, l’essence première est préservée !

Cela étant dit, Lorelle Meets The Obsolete peuvent dorénavant nous coller une grande baffe dans la gueule, et ce avec panache ! Nous retrouvons bien sur les sons, les rythmiques qui ont fait les premiers disques : On Welfare, Corruptible Faces, Chambers, … A cela ajoutez une petite touche de Krautrock façon ANIKA/Exploded View pour ne citer qu’elle. Inundacion en est un parfait exemple.

Bien évidement l’album ne se résume pas en cet unique titre. Et comme j’aime écrire de façon imagée, je dirais que Lorena et Alberto laissent les ténèbres d’un lieu pas très accueillant pour retrouver un espace ouvert sur une ville obscure teintée de lumières phosphorescentes dont chaque halo compose De facto. Ana ouvre le bal façon drone pour mieux nous engloutir dans les profondeurs d’un album à la colorimétrie variable tout en suivant, paradoxalement, un ligne directrice impeccable qui se termine sur l’incroyable pièce maîtresse La Maga ! Ne vous attendez pas à ce que je parle plus précisément des morceaux, je craindrais de les dénaturer, de gâcher la surprise. L’acte de découverte est si jouissif. Avec De Facto, Lorelle Meets The Obsolete offre une touche de modernité au genre psychédélique en le diversifiant, le rendant sensuel, moins poussiéreux mais toujours aussi urbain, essentiel, pétrolifère, électrique, laissant rêver l’auditeur à l’asphalte et aux néons d’un Mexique ou tout est rassemblé pour passer un moment exquis d’entêtement !

Thomas