Live Report Home Sweet Home Festival

11010599_858874037503700_366453370716060852_nC’est la troisième édition du festival Home Sweet Home organisé par la petite mais géniale association Off Kultur de Nancy. Créé en 2010 par deux amoureux de la musique pour faire du travail vidéographique à la base, Off Kultur organise depuis 2012 d’excellents concerts en appartement à Nancy, afin de promouvoir des groupes indés et locaux, dans un échange réel, intimiste et magique entre artiste et public. Il suffit de mentionner les passages de Vandaveer, Flip Grater en 2014, Emily Jane White et Astronauts en 2015, pour dire que ce sont des instants de grâce qu’ils nous offrent au fil des éditions!

Samedi 14 mars, c’était au tour de deux groupes émergents de la scène folk française, Barn Swallow (Paris) et The Clarks Project (Lyon), qui nous avons pu découvrir dans le bel appartement de Camille et Loïc.

© Ja Fa

© Ja Fa

Nous sommes dans un grand salon de 50m2, environ 70 personnes. Quelques guirlandes lumineuses, des poufs et tapis, belle ambiance, on est bien. Johan d’Off Kultur nous accueille et nous présente Barn Swallow. C’est leur premier concert hors Paris, et ils ont très peur. Il les rassure en leur disant que les nancéiens sont quand même vachement plus cool que les parisiens, et qu’on est content de les avoir parmi nous. Pour les deux groupes de ce soir, c’est Off Kultur qui les ont contacter pour jouer. Barn Swallow est un jeune duo formé en mai 2013, un brin d’hirondelle ayant voyagé de la Russie, dont ils sont originaires (leur nom signifie hirondelle rustique en anglais). À côté de moi une fille à un moule à gâteau qui dépasse de son sac à main et ça me fait marrer, le mec qui téléphone derrière moi moins. Ça démarre, et malgré le trac visible, c’est une belle voix folk bien posée qui nous emporte d’emblée sur la guitare du garçon, dans une super ballade. Je pense à First Aid Kit, elle est jeune et blonde, aussi… et le deuxième morceau « Noth Swallow » nous emmène comme les filles sur la route, « I have always been on the run, chasing winds and …. sun« . On est bien dans une belle folk traditionnelle mais actuelle, la voix du garçon se pose sur le refrain, c’est beau et touchant. Suit un morceau plus bluesy et on replonge dans l’americana des histoires de vie et des grands paysages, « I’m the Sister to the rain« … Ils préviennent que le morceau vient d’être retravaillé, qu’ils vont se planter très certainement et ça ne loupe pas, mais un gamin lance dans le vide du plantage un  » Bravo! », un ange est passé. Puis des moments tu fermes les yeux et t’as envie d’être dans un de ces bar d’Inside Llewyn Davis… Dans ta tête, tu croises June Carter, Joni Mitchell, et c’est la grâce quand arrive la reprise de The River, même si c’est le printemps, cette chanson de Noël porte sa magie ici ce soir à Nancy et en toutes saisons. On clôture sur un morceau plus rythmé, le sourire scotché et heureux. Barn Swallow prépare son premier EP pour cet été au plus tard, et à l’instar de Flip Grater, je leur imagine et souhaite une belle suite, brillante et lumineuse.

On fait une pause, il y a un bar avec des bières et des croques dans la cuisine, et une terrasse fumeur, la classe!

© Ja Fa

© Ja Fa

The Clarks Project démarre et l’on change un peu de registre. On reste dans la folk, mais cette fois plus pop et rythmique. Deux guitaristes qui ont formé le groupe à la base, et qui vient de se reformer après un break d’un an, un bassiste en bonus. On est d’emblée pris par le jeu des cordes, qui nous font partir dans ce Monday Morning Blues, superbe ballade mélodique et progressive portée par la surprenante voix de Xavier, qui me fait d’abord penser à Adam Duritz des Counting Crows. New Year Resolution dévoilera un ton grave en plus et je valide le rapprochement du groupe par eux-même à des Ben Howard, The Lumineers, ou Mumford And Sons. Les lignes de basses sont souvent très mélodiques, et ce trio de cordes se révèle efficace pour nous emporter sur des mélodies simples et belles. On passera par des moments un peu ’country’, qui justifient leur appellation de groupe d’authentic indie folk. Au dernier morceau, Vincent le guitariste troque sa guitare acoustique pour une électrique le temps des 20 dernières secondes du morceau, dernière envolée, les gens commencent à taper dans les mains dans le couloir et ça enchaîne dans le salon, ultime instant magique de cette soirée. The Clarks Project ont enregistré un premier EP en 2013, et on serait ravie d’une suite!

 

 

Texte et photos Ja Fa – Vidéos Michael Ignatio

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