Little Scream :: Cult Following

Little Scream Cult Following review chronique

Artiste américaine établie à Montréal, Laurel Sprengelmeyer a parfaitement compris qu’il était primordial  d’être  bien entouré. Parmi ses amis figurent donc des musiciens de The National et d’Arcade Fire. Sous le patronyme Little Scream, la chanteuse androgyne défend un Art Rock puisant dans l’électro et le shamanisme.
Pour l’inspiration, elle aurait pu faire plus simple que d’aller rejoindre une communauté religieuse de  hippies au Brésil. Et c’est au milieu de nulle part que la musicienne va composée les 12 titres rêveurs et souvent dansant que composent Cult Following.
Sans fioritures, les synthés et vocaux charnels se taillent la part belle et insufflent un souffle de fêtes extatiques sous décor tropical.
Le  glamour et la sensualité sont particulièrement évident sur« Love is a Weapon », single potentiel qui conforte une Street Funk où les palmiers auraient remplacé le bitume. Sans mal, imagine t-on la belle, enregistrer sous l’influence de Prince.
« Dark Dance » et « Someone Will Notice » marquent une incursion dans le registre pop et pétillent de sons organiques  chaleureux. Dans un registre différent, la ballade «  Evan » sait se montrer enivrante tout en étant émouvante.
De  courts motifs instrumentaux –Welcome To The Brain ; Introduction To Evan ; Aftermath – flirtent avec des ambiances  sombres et inquiétantes et  auraient pu accompagner certaines scènes mystiques du film Apocalypse Now. Ces parties expérimentales sont sans doute les plus captivantes du disque.
Envoutantes, les guitares le sont parfois – The Kissing  – mais restent généralement discrètes sur l’album.
L’ombre d’une Kate Bush délurée mais grave, surgit lorsque Laurel Sprengelmeyer se joue des règles pour s’en amuser de manière introspective sur « Wrekage » ou « Wishing Well ».
La présence de Sufjan Stevens et de Kip Malone des TV On the Radio aux arrangements, évite une production trop formatée mais calibrée Hype.  L’ami  Richard Reed Parry, multi instrumentiste dArcade Fire  coproduit l’album et cela s’entend.
Ouverte au mysticisme, cette ancienne  témoin de Jehova s’est convertie depuis au Bouddhisme, tendance nettement plus cool. Et oui, cet album propage l’amour et l’introspection.  On n’en attendait pas moins d’une Baba Electro en 2016.

Mathieu

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