Lightships « Electric Cables »

Lightships electric cables
Il y a certaines personnes ou certains groupes avec qui on est a peu prêt sûr qu’à chaque parution, ils ne nous décevront pas. Des artistes qui nous accompagnent une bonne partie de notre vie et avec qui on a passé, passe et passera des moments marqués par une fidélité à toute épreuve. L’année dernière, Teenage Fanclub nous avait gratifiés d’un album magistral (Shadows), et comme si cela ne suffisait pas Norman Cook avait doublé la mise avec une échappée belle au sein de Jonny en compagnie de son comparse Euro Childs. Aujourd’hui c’est au tour du bassiste de la bande de Glasgow de montrer sa capacité à écrire de petits classiques pop avec son projet Lightships.

Accompagné par quelques franc-tireurs (Dave McGowan (Teenage Fanclub), Brendan O'Hare (batteur originel de Teenage Fanclub), Tom Crossley (The Pastels) and Bob Kildea (Belle & Sebastian)) dont la simple évocation de leur groupe originel suffit à démontrer qu’Elelectric Cables fait parti des albums aux raffinements ultimes et exacerbés, Gerard Love a composé l’album que l’on avait jamais osé attendre de la part du bassiste effacé de Teenage Fanclub. Mélodiquement parfait, d’une effroyable délicatesse, Electric Cables est une succession de berceuses jouées avec une incroyable justesse. Sans jamais nous brusquer, Gerard Love caresse nos tympans avec une brise mélodieuse. Judicieusement nommé, Lightships joue une musique aux atmosphères radieuses avec des arrangements aventureux et illuminés (Muddy Rivers). Sur Silver and Gold, Gerard Love nous entraîne dans un concert d’harmonies et nous montre par la même occasion son amour pour le psychédélisme sixties. Alors que, parsemé de tremolos que l’on jurerait empruntés à The Dolphins de Fred Neil, Two Lines répond aux echos et flûtes de Photosynthesis.

Eloge tout en finesse de la mélodie parfaite, Electric Cables n’est ni plus ni moins qu’un écrin de pop classique pure et voluptueuse à la fois.

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