Les Wayfarers – Release Party

TOTEM – Samedi 15 Novembre – 21h15

Rien n’effraie Les Wayfarers. D’ailleurs, l’idée d’assurer la release party de « Chambre 607 » alors que le vinyle n’est toujours pas disponible au moment où j’écris ses lignes ne semblait pas non plus les traumatiser. Jamais à court d’idées, faute de disque, le groupe proposera à la bonne centaine de personnes présentes ce soir-là au TOTEM, des préservatifs à leur effigie et polars usés (et non pas le contraire, ouf).

La première partie de la soirée est assurée par King Automatic. Casquette ferroviaire vissée sur le crane, l’homme-orchestre, de quasiment 2 mètres, impose. One man band au sens strict du terme, le musicien envoie valser un pur rock’n’roll gras et furieux. Les bras et les jambes constamment en mouvement et le manche de sa guitare Roadrunner en guise de baguettes de batterie, l’artiste, pince sans rire, impressionne. Quelques effets dub par ici, une reprise de Kraftwerk par-là et quand l’automate King est lancé mieux vaut ne pas se trouver sur son passage. Un concert à vous retourner la tête devant un public subjugué. Le ton est donné, Danke shön very much Monsieur King!

A peine le temps de se remettre de ses émotions que déjà les Wayfarers entrent en scène. Une coupure de courant retarde le début du concert. C’est sous un swing de cuivres improvisé au milieu du TOTEM que le public patiente. Pressé d’en découdre, Eddy le chanteur aux postures mi Jim Carrey – mi Jacques Dutronc, hurle à qui veut bien l’entendre « Faut que ça swiiing ». Le groupe et son public acquis à sa cause n’attendent qu’une chose pour exploser: l’Électricité !

L’alimentation générale revenue, c’est désormais un léger problème d’alarme qui se fait entendre, mais peu importe les hurlements de sirène non justifiées, cela n’empêchera pas le band et son envie d’envoyer sévère de débuter enfin sa release.

Lunettes noires et futal à pinces de rigueur, Les Wayfarers assureront une bonne heure et demie de show rockab dans la lignée du Brian Setzer Orchestra avec quelques touches soul façon Blues Brothers. Les hits et autres reprises s’enchaînant avec une vitesse folle, entre Brass Band et mec à poil, beaucoup de monde participe à la fête. King Automatic remontera sur les planches jouer l’actuel clip du groupe « Dr Jekyll et Mister Hyde » accompagné pour les chœurs de Marie d’Hoboken Division et de Maria Godsinger. Cette dernière assurera une touche de féminité à la soirée avec une agréable reprise jazzy du titre « Oscar ».

(Way) fureur sur scène et dans la foule, le concert se terminera avec un rappel de trois reprises: One Step Beyond de Madness, Je voudrais être noir de Nino Ferrer et Hound Dog du King (l’autre). Eddy, debout sur deux enceintes et micro sur l’épaule, nous gratifiera d’un ultime «  Faut que ça swing » avant un dernier saut qui sonnera comme le point final de cette prestation survoltée et haute en couleur.

Les acouphènes bourdonnants, c’est dans une salle enfumée que nous décidons de squatter encore cinq dernières minutes. La soirée continuera avec un DJ Set Rock’n’roll assurée par Oli. Nous quittons le TOTEM avec « A message to you Rudy » en fond sonore. Dans ma poche, mon polar, «  Tout le plaisir est pour Moi » de San Antonio. Mais ce soir j’ai envie de dire que tout le plaisir était pour nous !

Texte Oliver – Photos Damien

Bandcamp

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