Le Prince Harry :: Synthetic Love

Adepte d’un Synthé Punk anglophone sans concession, Le Prince Harry, aux dernières nouvelles, a été viré du Kensington Palace pour une caravane à Liège.

Tirant ses origines d’un mélange de machines, généralement aux sons bien dégueulasses, et de guitares Punk 77 sous allégeance de voix saturées, la musique d’hommes robots connait une belle résurgence depuis une petite dizaine d’années. De Suicide à Metal Urbain – pour les origines –  en passant par les contemporains  Cheveu, Violence Conjugale ou Empereur, ces groupes défendent un style   sans compromission avec plus ou moins de succès, sauf financier, il en va de soit.
Le Prince Harry s’en bat les couilles du succès. Généralement il assène des titres dépassant rarement les trois minutes trente. Urgence du style, allons-nous dire. Synthetic Love,  deuxième album du groupe Belge ne déroge pas à la règle. C’est brutal, saturé et rapide. Parfait pour mélomanes sous Captagon.
Le Pogo en chemise grise est assuré sur Chat Boy et We Are The Public (excellente reprise des écossais Motormark), deux titres qui convoquent les pirouettes pop à la Buzzcocks et la rigueur des machines. La saturation et autres effets tournoyant s’invitent régulièrement, histoire de faire tourner la tête des danseuses sur Electric Eye, Cheap But Not Funny et Communication Is Violence.
Se tournant vers des ambiances plus dark et martiales – Synthetic Love et Day By Day – Le Prince Harry embrasse à pleines bouches, l’indus qui sommeille en toi.
Et c’est sur une déclaration d’amour – I Want To See You Bleed – tout en synthé pop mal léché, que le duo ferme boutique.

Mathieu