Interview Musiques Volantes

Musiques Vlantes 2011

Chokebore, Arto Lindsay, Juan Maclean, Etienne Jaumet et Richard Pinhas, Scott Matthew, CANT… tout ce beau monde va se succéder sur les différentes scènes des Musiques Volantes entre les 3 et 13 novembre à Metz et jusqu’au 30 novembre hors les murs.  Au moment où résonnent les premières notes, c’est Chloé Grunhertz, nouvelle venue dans le collectif Musiques Volantes et coordinatrice du festival, qui s’est prêtée au jeu des questions réponses pour nous présenter les Musiques Volantes, son éthique et ses secrets de programmation.

Le festival des Musiques Volantes est dirigé par un collectif. Comment et pourquoi ce collectif est-il né ?

Ce collectif est né à la suite de différentes rencontres et de goûts musicaux plus ou moins communs.

La 16ème édition s’est dessinée autour de 12 programmateurs, qui proposent des coups de cœur pour constituer un plateau pour la ville de Metz et ensuite conserver un maximum d’artistes pour les scènes des autres villes.

Chaque programmateur dépend d’une ville différente, par exemple Julien Naudin qui était avant le programmateur de l’Autre Canal à Nancy, se retrouve aujourd’hui à Strasbourg, dans la fédération Hiero. Il a souhaité présenter beaucoup de dates Musiques Volantes à Strasbourg et est également l’investigateur des dates qui se déroulent à Offenburg et Stuttgart en Allemagne.

  VisuelComment se monte une affiche et quels sont les secrets de programmation ?

Une affiche Musiques Volantes se monte autour des différents programmateurs. Chacun propose des artistes, selon les nouveautés, leurs coups de cœur et les opportunités.

Grâce à ce fonctionnement de collectif de programmateurs, nous avons des opportunités que nous n’aurions peut être pas avec un seul programmateur, car du coup plusieurs dates sont proposées aux artistes.

En 15 éditions, le festival des Musiques Volantes s’est imposé comme un festival défricheur de nouvelles sonorités. Comment expliquez-vous cela ? 

C’est la volonté même du festival, et c’est en partie possible grâce au collectif de programmateurs : chacun d’entre eux a des envies et coups de cœur différents, et reste sans cesse à l’affût des nouvelles sonorités.

On a l’impression que vous cherchez plus à faire passer des émotions et ouvrir des nouveaux horizons aux festivaliers avec des affiches plus exigeantes, plutôt que de faire un gros coup avec des grosses têtes d’affiches. C’est ce que vous recherchez ? 

Je pense qu’effectivement « faire un gros coup » n’est absolument pas le but du festival, nous laissons ceci à d’autres. Nos spectateurs ont appris à nous faire confiance, ils savent en venant à Musiques Volantes qu’ils ne connaissent pas tous les artistes, mais qu’ils vont découvrir des groupes qui ne les laisseront pas de marbre.

  Juan MacleanQu’est ce qui, selon vous, différencie les Musiques Volantes des autres festivals ? 

Cette volonté de faire découvrir des nouveaux artistes, de nouvelles sonorités. Chaque année, chaque jours, des artistes émergent et les Musiques Volantes s’efforcent de vous faire entendre les meilleurs d’entre eux. Le festival ce n’est pas uniquement des nouvelles sonorités, mais également des groupes que l’ont redécouvre comme Chokebore, groupe mythique des années 90. Musiques Volantes est également différent des autres festivals par sa volonté de rester à l’échelle humaine, les Trinitaires est un endroit remarquable, avec des petites jauges pour un festival, ce qui permet de garder une dimension humaine et chaleureuse.

 Qu’attendez-vous particulièrement pour cette édition 2011 ? 

Qu’elle soit encore la preuve que les spectateurs sont toujours avides de nouvelles découvertes musicales, et qu’ils se laissent porter par une programmation aussi hétéroclite qu’aventureuse.

 

Parmi les 15 précédentes éditions, quels sont vos plus beaux, et pires, souvenirs de festival en matière de concerts, rencontres… ?

J’ai rejoint l’équipe Musiques Volantes très récemment, je ne peux donc pas répondre à cette question.

Merci Chloé


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