La Féline :: Les Catherinettes à Colmar

L’ancien couvent des sœurs dominicaines de Colmar impressionne. Une hauteur de plafond vertigineuse, des murs emballés dans des boiseries ouvragées et une superbe voute gothique accueillent La Feline en concert.
Le groupe arrive sur la pointe  des pieds. Agnes Gayraud  (chant et guitare) annonce Senga, premier extrait de son album « Triomphe » d’ou proviendra la majorité des titres joués ce soir.  La Mer Avalée, Nu-Jeune-Leger  et le Stereolabien Le Royaume seront interprétés de manières fidèles,  tout en retenu, il faudra attendre Les Fashionsites, Adieu l’Enfance ou le touchant Comité Rouge pour que le groupe se lâche – un peu – . Entre les chansons,  La Féline chuchote et se confie sur sa condition de femme et  jeune maman. A l’aise sur les titres Electro Pop, Agnes Gayraud use de sons râpeux à la guitare quand la basse de Sebastien Dousson soutient des boucles plus répétitives. Sa voix rayonne, tantôt susurre ou vocalise des textes oniriques ou réalistes. Un inédit  psychédélique en guise de surprise et la fin du concert gagne en ferveur malgré un batteur, pas toujours inspiré, qui s’avéra  être un remplaçant au pied levé qu’une claviériste  douée aux sons New Wave fera vite oublier. A mi chemin entre Pop Indépendante et Chansons, La Féline passe de l’un a l’autre avec tact et mesure, sans coup de griffe.

Mathieu M.