Ku ‘Feathers’

À moins d’être une tête chercheuse à la recherche de la moindre curiosité musicale dans un pays qui n’est pas reconnu pour livrer les dernières sensations indé, il vaut mieux attendre le hasard d’une belle rencontre pour faire certaines découvertes. C’est ce qui est arrivé avec la musique de Ku, artiste Grec signé chez Inner Ear Records. Si il n’était pas venu jusqu’à nous, il est fort à parier que l’on serait passé à côté de Feathers, un album rempli de belles surprises.

Ku est le projet de Dimitris Papadatos. Artiste actif  dans sa contrée hellénique, il a participé  à divers projets qui couvrent un large éventail musical allant du théâtre aux arts visuels en passant par la musique expérimentale. Il a enregistré sous des dizaines de pseudonymes différents (Hydra, Suku, Virilio, MT Du, Chloe, Breccia, Kultt de The Silent…) et a partagé la scène avec Ariel Pink.

Feathers est son premier album sous l’alias KU. Album exploratoireoù les différentes idées  de la musique électronique sont minutieusement examinées, ce premier album rassemble les influences obsessionnelles et disparates de son auteur pour en faire quelque chose de fortement cohérent dans sa globalité. Ku présente un ensemble de compositions dont le dénominateur commun serait la musique électronique des années 70 avec comme principales influences Brian Eno et Vangelis.

Chacun des neuf morceaux de l’album est prétexte à l’expérimentation. In Certain Amonts Of Sun commence comme un poème récité par Allen Ginsberg et se termine comme un morceau de Neu ! The Swindler mélange chant hindous sépulcral et ambiance sonore à la John Carpenter. L’instrumental A drift In The Vague clusterise l’auditeur de la même manière qu’une cristallisation stendhalienne.

Entre mantra psychédélique et krautrock électronique, Feathers est un disque aux textures envoûtantes propices aux échappées mentales.

Site