Kid Loco « Confessions Of A Belladonna Eater »

Cover pochette kid loco confessions of a belladonna eater
Lorsque l’on parle de Jean-Yves Prieur alias Kid Loco, un constat s’impose. Á la manière d’un archéologue devant des coupes stratigraphiques, on pourrait décrire sa carrière discographique sans aucun problème. Fortement marqués par leur époque, ses albums bénéficient d’une marque de fabrique indélébile l’introduisant dans son temps comme une œuvre d’art marquée par son style. L’histoire d’amour commença avec A Grand Love Story paru alors en pleine effervescence French Touch. Autre époque, autres influences, Kill Your Darling fut pour son géniteur le moment ou il toucha le Saint Graal grâce à un revirement pop. La dernière mutation de l’ancien grand manitou de Bondage Record s’est opérée en 2008 avec Party Animals & Disco Biscuits et son psychédélisme ouaté. Confessions Of A Bella Donna Eater s’inscrit dans la lignée de l’album précédent. Cette similitude est observée sans même avoir posé une oreille sur les dix nouveaux morceaux. Les pochettes parlent d’elles-mêmes. En véritable maitre és ambiance, Jean-Yves Prieur installe les atmosphères avec son géni habituel. Bercé par les rythmes chaloupés de My Daddy Waza jusqu’aux trip hop de I’m A Hero et le très velvetien The Morning After, le chant de Confessions Of A Belladonna Eater est proche de Syd Barrett (The Attentions Span Of A Butterfly). Pas assez visible dans le paysage français, Kid Loco fait parti de ces hérauts un peu trop discrets mais qui pourtant arrivent à marquer leur époque à grand coup d’albums recommandables.

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