Jonathan Boulet « We Keep The Beat, Found The Sound, See The Need, Start The Heart »

Jonathan boulet
Un homme blessé (ou ivre), porté par d’autres dans un climat de froidure extrême. C’est ainsi que l’Australien Jonathan Boulet a choisi d’envelopper son très attendu second album. Mais comme dit le proverbe, l’habit ne fait pas le moine. Placée comme l’exacte antithèse de sa musique, la pochette de We Keep The Beat, Found The Sound, See The Need, Start The Heart ne délivre en aucun cas les secrets et la jovialité qu’elle renferme.

Après un premier album éponyme (Jonathan Boulet en 2010) qui n’a pas eu la reconnaissance qu’il méritait et des tournées en compagnie de Tame Impala et Kate Nash, Jonathan Boulet lâchait dans la blogosphère You’re A Animal, un titre épique qui allait donner le ton à l’ensemble de son deuxième album. Placé en ouverture, You’re A Animal offre à We Keep The Beat, Found The Sound, See The Need, Start The Heart un départ éblouissant de vitesse et de fougue, à l’image d’une course folle d’un cheval au galop, qui ne verra son salut qu’avec l’atmosphérique Cent Voix placé en clôture de l’album.

Si la musique de Jonathan peut très vite devenir un classique du genre, c’est qu’elle synthétise à elle seule tout ce qui fait de mieux en matière de pop moderne. Vous y croiserez l’emphase d’Arcade Fire, les orchestrations de Broken Social Scene, la folie excentrique d’Animal Collective et la maîtrise des arrangements de Grizzly Bear. Cela fait beaucoup pour un seul homme, désormais épaulé par un vrai groupe, mais Jonathan Boulet s’en sort avec les honneurs.

Entre éclair de génie (FM AM CB TV), chorale luxuriante (Mangle Trang),  diamant brut taillé dans le (post) roc, Jonathan Boulet est, avec We Keep The Beat, Found The Sound, See The Need, Start The Heart, en passe de devenir le porte-étendard d’une pop australienne en pleine ébullition, avec Tame Impala comme génial suiveur. Une réussite totale destinée à couper le souffle à tous ceux qui essaieront de suivre Jonathan Boulet

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