John The Conqueror « The Good Life »

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Depuis leur premier album éponyme, John The Conqueror mène la belle vie. Tellement belle qu’ils ont appelé leur dernier album The Good Life.

Annoncé comme la relève des indépassables RL Burnside, T-Model Ford ou encore André Williams, John The Conqueror a souvent été comparé à The Black Keys. Si la comparaison était justifiée dans le premier album, il n’en est plus question dans The Good Life. John The Conqueror s’affirme et confirme tout l’espoir que l’on mettait en eux depuis le premier album.

Ils n’ont rien perdu de leur pouvoir électrique et maîtrisent de mieux en mieux leurs instruments qu’ils apprivoisaient dans le premier album. Ils mélangent toujours autant la soul au blues et le rock sudiste à des soupçons de funk. Sans prétention aucune, le groupe de Philadelphie s’inscrit dans l’authenticité et la tradition des power trio bluesy comme l’ont été des groupes comme le Taste de Rory Gallagher ou le Cream de Clapton (le psychédélisme en moins).

Comme tout bluesmen, Pierre Moore a toujours une histoire à raconter tout au long des onze nouveaux morceaux. Des expériences de jeunesse qui l’ont fait grandir à Jackson (Mississippi) aux histoires vécues dans les rues de Philadelphie, Pierre Moore raconte sa vie sans métaphore et va droit au but, comme sa musique. John The Conqueror se permet tout de même une reprise du grand Randy Newman le temps d’un « Let’s Burn Down The Cornfield » méconnaissable et qui n’a rien à envier à la version d’Etta James.

Authenticité et immédiateté sont les maîtres mots de cet album qui flore bon le pur malt. The Good Life sacre d’emblée le groupe comme un des fers-de-lance de la scène néo blues.