Joël Sarakula :: Love Club

Ne cherchez plus votre bande son pour l’été. Vous l’aurez si vous écoutez le nouvel album de Joël Sarakula.  Derrière ce binoclard aux faux airs d’Elvis Costello se cache un Australien exilé à Londres, déjà auteur de quelques albums passés inaperçus en France.
Jusqu’à il y a peu, Joël Sarakula s’est interdit d’écrire des chansons d’amour. Il lui a fallu un heureux déclic pour écrire, non pas un titre,  mais un album entier sur le sujet le plus traité de la musique. Dorénavant, l’Australien ne se refuse aucune restriction sur le sujet. Même si l’album rend hommage musicalement aux auteurs-compositeurs des années 70, il traite avec un œil contemporain les différentes formes de relations sentimentales actuelles allant de la luxure au romantisme, en passant par l’amour filtré des réseaux sociaux.
Pour la mise en forme, Joël Sarakula use de la mélodie pop en y injectant quelques touches de soul, de funk et beaucoup de groove.  En ce sens,  Joël Sarakula rappelle souvent Paul Weller mais aussi un groupe allemand totalement inconnu : Spice (écoutez l’album Vario Bel-air de toute urgence si vous ne le connaissez pas). On pense aussi à l’élégance raffinée d’Erlend Oye dans son projet The Whitest Boy Alive. Si Joël Sarakula avait sorti ses disques dans les 90’s, nul doute qu’il aurait titillé les oreilles de Gilles Peterson et se serait retrouvé chez Talkin’ Loud ou Acid Jazz.
Les mélodies s’enchaînent merveilleusement bien et le bonheur des jours d’été sans fin nous gagne au fur et à mesure que l’on avance dans l’album. Il est impossible de résister à la suite dansante et énergisante ‘Coldharbour Man’, ‘Parisian Woman’, ‘Coney Island Getaway’.
Joel Sarakula met du soleil et de l’insouciance sur notre platine en chantant la chose la plus importante au monde. Chacun d’entre nous devrait avoir sa carte au Love Club après avoir entendu ce bijou pop rempli d’amour.

Damien