Jeans Wilder « Nice Trash »

Img_8454 Andrew Caddick, alias Jeans Wilder (jeu de mot avec le nom de l’acteur Gene Wilder), a éclos au grand jour au milieu de l’année dernière avec un split 45 tours enregistré avec la sensation californienne Best Coast. Aujourd’hui, Jeans Wilder revient avec un album tout en intimité. Comme Bradford Cox, Andrew Caddick est un bricoleur de sons que l’on imagine très bien , enfermé dans sa chambre, enregistrant pendant des heures et des heures des nappes de sons sans vraiment trop croire à son potentiel artistique et émotionnel. Car c’est bien de l’émotion qui se dégage de Nice Trash. Le premier album de l’américain est effectivement une « belle poubelle » renfermant des ritournelles désarticulées qu’il a accumulées ces deux dernières années. Remplies d’une mélancolie incroyable, les mélodies s’apparentent à la chillwave pitchforkienne. Mais Jeans Wilder se démarque avec singularité de cette mode grâce à la profondeur intimiste de ses propos. Il transpose avec une voix toute en reverb ses émois personnel à tel point que l’on est presque gêné d’être son confident. Blanket Mountain, le morceau phare, et Blonde Beach, sont noisy sans être bruitiste. Don’t Wanna Live Forever est chaloupé sans être dansant. Sparkler remet au goût du jour le slow 60’s façon The Everly Brothers. Jeans Wilder offre ici des ballades lo-fi d’un autre genre, habitées par un univers chimérique et remplies d’une âme déchirante.

Myspace / Bandcamp

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