Jardin du Michel 2013

Du 31 mai au 02 juin, à Bulligny, petit village de 500 âmes au cœur de la Lorraine se déroulait le neuvième festival du Jardin du Michel. Neuvième années déjà pour celui qu’ici tout le monde appelle le JDM et pourtant première participation pour Electrophone.
Un an plus tôt nous avions raté la venue de Cypress Hill, il était clair que nous ne passerions pas à coté de cette nouvelle édition. En plus, il faut bien avouer que pour cette année, le Michel et toute son équipe avaient une fois encore mis les petits plats dans les grands avec un line up des plus intéressants mélangeant hip hop, electro, chanson française, delta blues, math rock… bref, du pur éclectisme et qui plus est de grande qualité.
A défaut d’avoir pu participer aux 3 journées, nous avons décidé d’en être le samedi (IAM, Vitalic, Capture) et le dimanche (Hoboken Division, Jesus Christ Fashion Barbe, Archive).
Samedi 01 Juin :
Nous arrivons sur les lieux vers 19h00. Après un vendredi pluvieux le soleil semble enfin s’être décidé de s’inviter à la fête pour le plus grand plaisir des 7000 festivaliers présents sur le site.
On fonce sur la petite scène pour assister au concert de Capture. C’est dingue mais plus je vois le quatuor Nancéien jouer et plus j’en prend plein la face. La prestation est nickel, Alex et sa bande s’éclatent poussant le vice à jouer une reprise  de Corona (The rythm of the night). Ils finiront avec le désormais classique mais non moins efficace ‘We rise we sink’.
Chapeau bas !
Le concert terminé, on déambule dans les travers du festival, l’ambiance est bon enfant. On croise rockers tatoués, étudiant au déguisement phallique et hypster aux bottes de chasse. On boit quelques bières. Dans le fond résonne le reggae efficace de Groundation,  on s’installe pour Juveniles où la dernière sensation venue de Rennes.
Le show est bien foutu pour un groupe propulsé sur le devant de la scène electro pop par toute la presse branchée en moins de temps qu’il en faut pour le dire. Juveniles a quelques chose qui leur est propre, un son, une ambiance, un charisme certain. Et même si ce n’est pas l’extase sur scène au final ça reste une agréable prestation sérieuse et propre.
Il est à peu prêt 22h00 et la grande scène est blindée pour ce qui est un des gros moments du festival. Toujours en activité, les papys du hip hop, IAM, entrent sur scène. Hystérie dés les premiers scratchs, le groupe balance du pure son. Pour tout vous avouer, j’avais un peu laisser IAM de côté depuis une bonne paire d’années, mais force est de constater que les marseillais en ont encore sous leurs baskets. On a droit à une grosse partie issue de « l’école du micro d’argent »  et d' »Arts Martiens », les classiques tels que « Bad Boy de Marseille », « Petit frère », « la Saga » font mouche, mention spéciale à « Je danse le Mia »  tombant à point nommé pour retourner le public dans une ambiance discothèque 80’s géante. Concours de danse improvisé obligatoire !
Les marseillais finiront  avec « Demain c’est loin »  50% à cappella, 50% musicale.
Énorme ! (putaing con)
La nuit est désormais tombée on file jeter un coup d’œil rapide à Carbon Airways. Ça envoie du bois, mon jean slim tremble sur mes cuisses au son des beat tonitruants balancés par le duo. Un peu trop répétitif selon moi mais le groupe est très jeune on leur passera cette débauche d’énergie. Les défauts d’aujourd’hui seront les qualités de demain.
Minuit passé, ça tabasse dur sur la grande scène. Vitalic et son spectacle tout en lumière renverse le JDM. Le dijonnais possède la clef pour vous faire bouger « la rock 01 », « My friend Dario », « Next i’m ready » tout y est ! « Rave age » assuré, contrat rempli !
Dimanche 02 Juin :
Retour à Bulligny, il doit être à peu de chose prêt 16h00. Les valises sous les yeux des 4000 campeurs semblent encore plus lourdes à porter que la veille, mais l’ambiance n’a pas changé et le soleil est au rendez vous ! Certains dorment encore, d’autres se réveillent seulement.
On file jeter un coup d’oeil à Mutiny on the bounty. C’est pas vraiment ma came mais il faut bien admettre que le quatuor a de la technique.
Notre premier concert de la journée sera celui d’Hoboken Division. Ok, il n’est jamais facile de parler objectivement d’un groupe quand ces derniers étaient le week end d’avant dans Électrophone mais peu importe. Si on a décidé de vous parler du duo c’est avant tout car leur musique est bonne et que leur live est à la hauteur !
Sur scène , il y a une complicité certaine entre les deux musiciens.Toujours égaux à eux même, les guitares bluesy de Mathieu mêlées au chant suave et brut de Marie impressionnent.
La prestation va crescendo,  Sugardaddy en clôture, Bravo !
Le concert terminé on déambule dans le champ détrempé. Il fait chaud, on s’hydrate et on papote avec un mec déguisé en plot d’avertissement routier (!?!). On passe au merchandising, un tour aux toilettes sèches et le concert Lo-folk’n’roll de Jesus Christ Fashion barbe commence. Leur live est efficace, les chansons addictives, quelques nouveautés, un bon moment.
La fatigue de deux jours de festival commence à se faire sentir mais on s’est fixé de rester jusqu’à Archive.
On regarde la musique déstructuré de Superpoze. Le jeune homme est doué et plein d’énergie. Intéressant dans l’ensemble mais peut être un poil trop le nez sur ses machines ce qui ne lui permet pas un réel échange avec le public.
Superpoze terminé, mes jambes sont lourdes et ma colonne vertébrale est raide comme un manche à balai. Je n’ai malheureusement plus 20 ans et surtout je travaille le lendemain. On décide  de quitter les lieux durant le concert d’Archive. Malheureusement on n’en a pas assez vu pour vous en parler mais on devrait recroiser la route des Londoniens prochainement.
Sur le chemin du retour tout le monde a la banane en se disant vivement l’année prochaine.
Longue vie au JDM
O.
(Crédits Photos Electrophone/Ground Major Tom)
Quelques photos supplémentaires ?
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