James – La Petite Mort

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James n’a jamais aussi bien nommé l’un de ses albums que celui qui vient de paraître. La Petite Mort. C’est le minimum que l’on puisse ressentir à l’écoute de ses dix nouveaux morceaux.

En 2002, Tim Booth sabordait James dans l’indifférence générale pour évoluer vers d’autres horizons (cinéma, littérature) malgré une discographie qui reste encore aujourd’hui intouchable (Laid, Stutter). Suivent une carrière solo et une reformation de James avec des disques en dents de scie qui ne retrouvent pas le génie des débuts. C’est encore le cas aujourd’hui  malgré quelques coups d’éclat dans un album qui frôle l’encéphalogramme plat. La simplicité de Bitter Virtue, le folk épique d’All In My Mind séduisent en partie grâce à la voix toujours aussi marquante de Tim Booth. Le single Frozen Britain nous avait conquis avec ses guitares byrdsiennes. Mais que dire de Moving On ? Morceau trop facile et calibré pour les stades. James aurait-il envie d’une reconnaissance plus étendue à tel point qu’il se prendrait pour U2 ? Ce n’est pas Curse Curse avec son intro de fort mauvais goût et les fausses trompettes jouées sur un clavier Bontempi qui va nous rassurer sur la poursuite discographique de James.  Heureusement, la fin de l’album tend vers une pop plus classique mais ce n’est pas suffisant pour faire oublier les grosses bévues du début.

Le dernier véritable album de James date d’il y a sept ans (Hey Ma 2007). Sept années de réflexion n’auront donc pas suffit aux Mancuniens pour retrouver leur talent originel. On conseillera donc à James d’abandonner ses envies de grandeurs et de ressusciter parmi nous avec une pop moins emphatique.

Damien

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