It It Anita « Idles, c’est trop gros pour être vrai »

Il y a des groupes chez Electrophone qu’on kiffe tellement qu’on les chronique à chaque fois…  et on les interviewe plusieurs fois aussi.

Christophe avait chroniqué les deux premiers EPs d’It It Anita (STRecorded by John Agnello) Lui et moi avions joué des coudes pour chroniquer leur album Agaiin, et mon statut de newbie dans l’équipe Electrophone avait joué en ma faveur (ainsi que la gentillesse de mon collègue). Et ensuite, Vanessa et moi au long détour d’un trajet sur Dunkerque, pour manger des frites et des bonbons sur la plage, les avions interviewé.

Bref. On est fan. Je suis fan. Ce groupe m’a conquise à chaque sortie et représente un peu mon idéal musical (ouais carrément). Le problème quand on apprécie à ce point-là la musique d’un groupe, c’est qu’on risque fortement d’être déçu leurs prochains disques. Trop pareil, trop différent, trop d’exigences, trop mou du genou ou du gland (coucou Peter Kernel, Jessica93, JC Satàn).

Ben, là, avec Laurent, sorti le 24 août chez Vicious Circle, It It Anita nous sort un nouvel opus différent, mais toujours dans la même mouvance, ambitieux, délicieux : fort, puissant, violent, doux, mélodique, dansant, entraînant, surprenant, profond, touchant, déroutant, tantôt hargneux, tantôt joyeux, tantôt mélancolique. De la noise, bien évidemment, une pointe de post-punk et de hardcore…

Un bijou.

Du coup, je suis allée à leur rencontre à l’Entrepôt à Arlon, et on a parlé de leur nouveau disque, leur nouveau bassiste, leur nouveau label, du rock actuellement et d’une multitude de choses complètement hors sujet…

Damien Aresta, Michaël Goffard, Bryan Hayart, Elliot Stassen, le nouveau bassiste, et même Laurent Eyen, ingé son du groupe qui a donné son prénom à l’album, ont à nouveau eu la gentillesse de se prêter au jeu de mes questions.

Salut les It It Anita! Vous allez bien?

Damien: Oui, ça va plutôt pas mal…

Alors là, votre actualité, c’est la sortie de Laurent fin août. Comment avez-vous travaillé pour ce nouvel album ? Par rapport au précédent ?

Damien : C’est Mike principalement qui a écrit les morceaux et qui les a proposés au groupe.

Brian : Oui c’est ça : Mike a composé beaucoup chez lui ; il faisait tout et systématiquement, il proposait un produit quasi fini ; c’est ça qui était vraiment cool pour nous… Dès qu’il avait une idée de batterie, il enregistrait avec un programme, il mettait les guitares, une basse dessus, un chant, il y avait une structure. Nous, on bossait ça un peu chez nous. Et après, on arrivait en répète, on avait déjà une base de morceaux et une base de structure, et c’était assez simple de faire ça. Et chacun pouvait quand même amener son idée, ses apports…

Mike : Et après la magie du groupe a opéré !

Damien : Pour l’autre album, précédemment, il y a eu pas mal de morceaux composés durant des jams, écrits ensemble en répètes ; mais il y avait déjà aussi que Mike amenait sur ce même principe…

Mike : J’ai un dossier « morceaux à faire en groupe » sur mon ordinateur, alors j’en pioche régulièrement au hasard…

Damien : Et là par contre pour celui-ci, on était dans le flow de l’album précédent, donc on tournait beaucoup, parce que là on a un manager-booker qui nous fait jouer beaucoup, et vu que Brian avait aussi les Girls in Hawaï, on avait tous beaucoup de trucs à faire… Et Mike a eu l’occasion de faire tous les morceaux, et c’est aussi pour ça qu’on a pu aller aussi vite entre l’album précédent et celui-ci, c’est parce que Mike avait tout préparé, pré-mâché le travail.

C’est pour ça qu’il n’y eu qu’un an de latence entre les deux sorties…

Brian : A l’heure actuelle, les gens se lassent beaucoup plus vite qu’avant au niveau de la musique, donc il faut en permanence que tu sortes des choses…

Seulement un an de latence, mais vous avez eu le temps de changer de bassiste ! Elliot, donc, tu es le nouveau bassiste d’IIAA. Comment s’est passée ton arrivée dans le groupe ? Tu as poussé le précédent dans les escaliers ? Ils sont gentils avec toi ?

Elliot : C’est tout à fait ça… Non, moi au final, je ne sais pas pourquoi exactement il a arrêté, je crois qu’il en avait un peu marre de tourner…

Damien : Oui, Mika, il aime bien écrire, composer, jouer pour lui ou en studio… Mais tourner ça l’embêtait, un peu… Et puis juste avant la tournée en Espagne, il nous a annoncé genre 15 jours avant qu’il voulait arrêter…

Elliot : Et donc, moi un jour j’ai reçu un message de Damien que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam…

Mike : Mais c’est tonton qui nous a fait connaître… Il nous a montré une photo un jour et il m’a dit « regardez, c’est lui ! »

Elliot : Oui, c’est grâce à Brian… je ne connaissais aucun des deux autres… Il m’a dit qu’ils recherchaient un bassiste…

Et en 15 jours ??!

Elliot : Oui, oui, j’ai appris tout, non sans pression… Et puis ça s’est bien passé. Et puis j’ai été validé par Laurent. Et je ne suis plus jamais parti.

Laurent : Oui, hormis le fait qu’il soit drôle et doué… Mais le fait qu’il soit drôle, ça a fort joué dans ma validation définitive.

Damien : Et tu vois, Laurent, c’est un peu le Seigneur. C’est lui qui valide, nous nous sommes uniquement ses cerfs !

… Nouveau bassiste et nouveau label !

Damien : Oui, via Lysistrata qui eux ont défriché le terrain…

Brian : Il leur a léché le cul et on a eu un label !

Damien : Exactement ! Oui, c’est comme ça que ça s’est passé ! Non, plus sérieusement, Lysistrata avait ouvert la brèche avec Vicious. Moi, j’étais déjà en contact avec Philippe, parce qu’avec Luik Records, on avait sorti pour le Bénélux l’album de Lysistrata. Je sais qu’il connaissait déjà It It Anita, parce des gens lui avaient fait écouter les précédents albums; et du coup, ça a fait qu’on s’est rencontrés avec Philippe de Vicious Circle, à la Sirène (la SMAC de La Rochelle)…

Laurent : … on a joué pour la release de Lysistrata…

Damien : Ils nous ont invités là-bas, en octobre dernier. Ce que Phil a écouté de nous lui avait plus, ce qu’il a vu de nous sur scène lui a plu aussi. Ensuite, en décembre sur Paris, il y eu un truc… Le lendemain, on a déjeuné ensemble, on a discuté, il m’a dit de lui envoyer les démos, à telle date, et voilà…

Laurent : Paris, ça reste quand même un lieu incontournable ! Ça passe par là ! Mais on n’aime pas jouer à Paris, c’est toujours chiant…

Oh mais je vous avais vu jouer au Supersonic, c’était super chouette !

Laurent : Non, mais je parle de l’accueil, de se garer…

Damien : Paris, c’est comme un « cheat code », comme dans les jeux vidéos, où tu as des codes pour passer des étapes… Ben Paris c’est un peu ça en fait ! Parce que tout le monde est là…

Je voulais aussi vous demander concernant le nom de l’album, « Laurent » : c’est un clin d’œil au précédent disque « Recorded by John Agnello » ou… ?

Damien : Oui c’est ça. Ça devait s’appeler « Recorded by Laurent Ayen »… non, au départ, ça devait s’appeler « Recorded by John Roo », parce que son nom de scène, à l’époque, c’était « John Roo », comme « John Woo », le réalisateur de films d’action… Et finalement, on a raccourci à Laurent, parce qu’on a trouvé que c’était beaucoup plus stylé.

Laurent : Mes parents ils avaient déjà été visionnaires, en me donnant ce prénom !

Ce n’est pas trop la pression, le fait d’avoir ta tronche comme ça en gros plan sur la pochette d’un disque ?

Laurent : Si un peu… dans ma ville… Et puis avoir ma cousine qui m’envoie une photo qu’une de ses collègues a prise d’un poster qu’elle a mis dans son salon. Non, mais peut-être que je vais me lancer dans la politique grâce à ça !

Et comment l’album a été accueilli par le public et la critique ?

Damien : Ben plutôt bien ! Justement, j’ai eu le label au téléphone, et il ne leur en reste plus beaucoup, donc il y a beaucoup d’exemplaires qui sont en distribution. Nous, en Belgique, le stock qu’on avait pour le merch s’est réduit fortement, alors ils doivent nous en renvoyer. Donc je pense qu’il marche plutôt bien !

Laurent : Moi, je pense qu’il y a plein de groupes qui claquent plein d’argent à se faire un nom, ça coûte, très cher, ils n’ont pas le temps de faire un bon disque ; qui se disent : « on va aller voir tel mixeur étoile, tel ingé son étoile »… Et puis, moi je vois ça depuis ma lorgnette : quand tu es un ingé son étoile et que tu as un petit groupe belge ou français qui vient te voir et qui te dit «  oui, on est gros en Belgique et on aime bien ce que tu fais comme son… », quand le mec il est Anglais ou Américain, lui il voit les dollars quoi, il ne prendra aucun risque… Parce qu’il sait que ça ne sera jamais connu de l’autre coté de la mer, et il peut les voir comme une vache à lait… Je pense que ce phénomène existe… Bon j’exagère un peu, il n’y a pas que ça…
Nous, on a quand même fait ça vite, on n’a pas perdu de temps et d’argent à aller genre voir machin et truc. On s’est concentrés sur le son et sur ce qu’on voulait faire.
Et puis, je pense que c’est difficile aussi d’avoir un rapport privilégié avec un producteur mondialement connu… Là, je pense que c’est plus simple, plus efficace, plus direct.

Damien : Moi, je pense qu’il y a aussi des contre-exemples, comme Cocaïne Piss, qui sont retournés avec Steve Albini pour leur deuxième album; et il tourne avec eux en Europe, il a porté le T-shirt Cocaïne Piss quand il a gagné au poker, donc je crois qu’il est réellement investi dans le groupe…

Laurent : Par rapport au dernier album, ce qui a changé, c’est le line up aussi. Je trouve que ça nous a pris du temps pour trouver le bon line up définitif pour It It Anita… C’est comme si maintenant tout était écrit en gras, alors qu’avant on était en arial italique. Maintenant c’est hyper dynamique, Brian, il a une pêche, il amène un aspect testostérone qui rejaillit sur tout le groupe qui n’était pas là avant.

Elliot : C’est vrai que pour les albums différents, ce n’était ni Brian, ni moi. Et ça a sans doute changé les choses, la manière d’envisager les choses. Avec un côté « straight to the point ».

Damien : On a même réenregistré des vieux morceaux en live au studio, pendant la session de « Laurent », avec Brian à la batterie et Elliot à la basse. Et ça a une autre dimension.

Elliot : En même temps quand tu t’éloignes de trop de ce que tu fais, c’est mal perçu, quand tu es dans la même lignée, c’est mal perçu… alors que faut-il faire ?

Damien : Je ne sais pas… tu vois par exemple Low, qui fait des albums depuis 25 ans, sur chaque album, ils se réinventent, et jamais ils ne déçoivent… Donc, il y a quand même moyen d’aller aussi ! En tout cas, le dernier album de Low, Disarray, il faut l’écouter…

Je voulais aussi vous interroger par rapport à un morceau précis dans l’album : « Tanker ». C’est un morceau très atypique et très surprenant…

Elliot : Nous, ce qu’on aime vraiment, c’est battre les femmes, c’est vraiment quelque chose qui nous excite fort. Donc on s’est dit qu’on allait faire quelque chose dans ce sens-là… (rires) Non, pas du tout, c’était une carte blanche totale, on ne savait pas ce qu’elle allait faire…

Damien : Alors, elle s’appelle Myriam Leroy, c’est une journaliste et autrice belge, elle a notamment écrit le roman Ariane, qui fait partie des figures féministes en Belgique. Moi, je la connaissais un peu… Et quand on a eu l’idée de mettre une voix parlée, un spoken words sur ce morceau-là, on a eu plusieurs idées… Elle vient de sortir un bouquin, elle a une voix qu’on reconnaît puisqu’elle est journaliste aussi à la radio. On lui a proposé, sans aucune thématique ou commande précise. On lui a dit « tu fais ce que tu veux ». Après, personnellement, je me doutais un peu que ça tirerait vers ça, parce que je la connais un peu… Et donc elle nous a direct proposé ce texte et c’était bien.
Je voulais qu’elle vienne au Botanique quand on y a joué en mai dernier, mais elle n’assume pas le fait d’être sur une scène…

Voilà pour le côté studio… en ce qui concerne le live maintenant : vous avez été au Canada ?

Damien : C’est vrai. Avec Lystrata et The Makeover. C’était une tournée qui a été financée par une micro-brasserie locale, « Le trou du diable ». On a fait quelques dates principalement en entrée et en sortie de tournée de plus gros festivals, ce qui nous a permis de jouer devant des gens. Sinon, entre les deux, on a quand même jouée devant des clubs quasi vides. Mais c’était une bonne expérience et c’était avec des copains, donc c’était cool de jouer là-haut.

Laurent : Il y avait de la weed légale, et vous vous êtes tous fait des tattoos…

Damien : Oui, on s’est tous fait tatoués par une pote de Laurent qui est devenue une pote à nous.

Et par rapport à l’accueil du public, est-ce qu’il existe des spécificités en fonction des pays ?

Damien : Alors on a joué beaucoup France, Espagne et Hollande… aussi Allemagne, Ecosse, Luxembourg, Suisse, Angleterre. Et en fait, il y a des endroits où les gens nous connaissent, d’autres où ils nous connaissent moins. Donc en fonction, il y a un peu plus de monde ou alors il n’y a personne. Par exemple, Canada, comme je te l’ai dit, il n’y avait pas grand monde…

Mike : De toute façon, les ¾ du temps, on joue devant pas grand monde. On joue davantage dans des petits endroits… si on fait un graphique, ou un camembert, sur excel, tout ça… Ben la plus grosse part c’est quand on joue devant 50 personnes, et moins quand on joue devant 1000 personnes. Mais je crois qu’il vaut mieux jouer 1000 fois devant 1000 personnes…

Laurent : Quand on parle de beaucoup de public, pas beaucoup de public, moi je crois qu’on fait des genres de concerts différents. Mais je crois qu’on ne joue pas dans des scènes  « niches », on est quand même un groupe qui peut jouer devant des gens qui apprécient, on a notre public.

Damien : Après, si tu prends des groupes comme METZ ou Idles, ils remplissent des salles… Mais là, je pense qu’il y a tout un autre truc, qui fait qu’ils ont des machines promo derrière. Ils ont des labels qui permettent de faire accéder à plus de gens leur musique que nous on a peut-être pas encore…

Laurent : Je crois que ce qu’on a eu beaucoup en Flandres, par exemple, c’est qu’on a joué dans des festivals où il y a une programmation assez éclectique, il n’y a pas que du rock, ce ne sont pas des festivals très ciblés dans du grind core ou je ne sais pas quoi… Et comme notre style n’est plus le style qui vend plein de tickets, on se retrouve souvent sur la plus petite des scènes, c’est parce qu’il y a le gars qui fait de l’électro qui est sur le grand plateau, et des choses comme ça. Mais je crois que grâce à ces concerts, dans des lieux « poly-musicaux », maintenant on peut faire des salles où c’est nous qui sommes en tête d’affiche et où il y a du monde.

Mike : Il y a aussi le phénomène où on pense que certains groupes qu’on écoute sont énormes parfois… Alors qu’en fait pas du tout ! Genre, on parle de METZ, on croit que c’est un groupe gigantesque, mais en fait, non… Ils ont peut-être joué devant 300 personnes dans une salle, c’est tout… Mais comme ça circule dans notre milieu, dans les groupes de musique qu’on aime bien, comme le nom apparaît régulièrement, on a l’impression que des trucs qu’on achète, ce sont des trucs énormes. Mais c’est un biais cognitif. Et on parlait d’Idles, c’est vrai que tout le monde en parle en même temps, et je suis certain que dans un an, on en entendra moins parler… Ils se sont saisis du bazar, ils ont des bonnes gueules, ils ont l’attitude, ils font des clips qui sont cools. Mais je pense que ça va retomber à une vitesse folle… C’est trop gros pour être vrai. Leur concert au Bota, pareil, je voyais sur facebook, plein de gens qui participent, mais des gens qui n’écoutent habituellement pas ce genre de musique, limite qui n’ont rien à y faire, mais ils vont voir Idles… C’est le début de la fin, ça…

Elliot : C’est devenu, oui, limite un produit marketing

Hier soir, vous étiez à Liège, c’était cool ?

Damien : Oui ! C’était rempli ! C’était pas sold out, mais y’avait quand même beaucoup de monde dans la salle et on était quand même très étonnés parce qu’on ne pensait pas que Liège serait une date aussi remplie. Donc ça fait bien plaisir parce que c’est chez nous !

Mike : Jouer chez nous dans une vraie salle, quoi ! C’est le Reflektor, c’est la même équipe que feu la Soundstation qui chapeaute, l’équipe des Ardentes. Tu as le Kultur A, tu as la Zone qui sont de plus petites salles (donc maximum 200, un truc comme ça)…

Elliot : Là, c’est vraiment une grande salle, où il y a des gros trucs qui jouent…

Damien : Le Reflektor, on monte direct à 600 ou 700 max je crois… ou moins… mais c’était rempli au ¾ et c’est pour moi une super nouvelle, pour un groupe liégeois dont personne n’avait entendu parler à Liège il y a encore 6 mois.

Vous pouvez nous parler de la battle avec Lysistrata ?

Damien : Oui, ben c’était un truc improvisé, très spontané, je sais pas comment Laurent a discuté avec eux…

Laurent : Ben en fait, ils m’ont dit qu’ils avaient un day off… on s’est dit que ce serait bien qu’il y ait une Koko session, avec Lysistrata. Et puis je crois, Damien, que tu m’as dit quelques jours avant « oh ben ce serait bien pour nous de faire une Koko session ». Ensuite, l’idée est venue toute seule : on va faire les deux en même temps… Et je trouvais que le mot « battle » il vendait un peu du rêve… Mais c’était un peu magique ce truc. Il y a des gars de Paris qui sont venus.
Et le montage vidéo va bientôt sortir…

Damien : Ca a été enregistré en mode studio, donc on va avoir un bon son, probablement de bonnes images. Donc il va y avoir un truc. C’était vraiment super. On alternait les morceaux de Lysistrata et nos morceaux. Et puis il y a eu le dernier morceau, ‘G round‘ qu’on a joué à deux groupes. Et après, on a été boire une bière et tout… Vu qu’on était tous bien, que l’ambiance était vraiment bonne, les membres des deux groupes ont commencé à prendre des basses, des guitares, des batteries et tout, et il y a eu sur la fin une sorte de jam qui a émergé, de l’impro totale. Et donc globalement, c’était une très chouette soirée et tout le monde s’est bien marré et c’était cool.

Alors… après avoir parlé de votre musique, je voulais parler un peu de la musique d’autres… Lors de votre précédente interview, Vanessa et moi vous avions demandé quels étaient vos albums fétiches et Weezer était apparu plusieurs fois. Là, leur nouvel album, le « Black album », est sorti. Vous l’avez écouté ? Vous en avez pensé quoi ? Mowno a écrit par exemple que « c’était un gros morceau de merde » et qu’ « on les avait définitivement perdus ».

Damien : Alors moi je n’ai pas du tout écouté ça, j’ai appris son existence avant-hier ; donc je n’en sais rien du tout.

Elliot : Je n’ai jamais écouté un album de Weezer en entier de ma vie personnellement. Donc je ne sais pas.

Mike : Ben je crois qu’ils ne font plus de choses très bien maintenant.

Damien : Je crois que c’est un gros morceau de merde. Et on les a définitivement perdus !

Mike : Après l’album bleu et Pinkerton, ça résonne pour plein de gens… J’adore Weezer ! Pour cet album bleu justement. Je n’ai pas écouté le dernier… si j’ai écouté le single 30 secondes et ça m’a l’air vraiment triste et…

Damien : J’ai même regardé le clip là, il y a deux jours, et horrible. Nul. Clip nul. Morceau nul. Je ne sais pas.

Et pour fini, en parlant de trucs nuls… Est-ce que vous pourriez chacun nous dire quelle est votre shame song ?

Elliot : On écoute beaucoup ‘1987‘ de Calogero. C’est un nouveau morceau qui vient de sortir. Y’a une super bass line ; c’est une chanson très nostalgique : « Les années 1987, c’était vraiment super, on rembobinait les cassettes avec des crayons. Et toi aussi tu auras ton 1987, même si tu es plus jeune… »

Laurent : Elle est trop bien cette chanson ! On va l’écouter ! (rires)

Damien : Moi c’est Rosalia ‘Malamente‘, un truc espagnol qui fait 25 millions de vues, super pop, qui pourrait paraître horrible, mais qui est vraiment super. Et que je kiffe à mort !

Laurent : Moi c’est la chanson ‘Je mange des tomates‘ ; je l’écoute souvent le matin… (il chante : ) « mange des tomates mon amour… mange des tomates tous les jours… c’est plein de vitamines… ça donne bonne mine… vitamines A, B, C, c’est bon pour la santé… » Tu vois pas ? J’aime bien Luis Mariano aussi.

Mike : Elle est compliquée ta question…

Brian : ‘Allo papa tango Charlie‘ de Mort Shuman. Je suis fan de ce morceau! Je l’ai en vinyle, je l’écoute vraiment souvent !

Mike : Moi je dirais Lou B. C’est un enfant autiste, aveugle. En fait, chez nous, on a une émission assez similaire au Téléthon, ça s’appelle Cap48. Et donc il y a un gars, c’est un la mascotte de l’émission, mais sans méchanceté. Et donc c’est un enfant qui a des difficultés, mais qu’on encadre, et qui est très fan de la chanteuse Maurane. Et le soir du décès de Maurane, il a été à son piano, et il a écrit d’une traite sa chanson. Et on la chante souvent. Et ça serait peut-être ça alors… C’est un refrain qui est très entêtant.

Laurent : Et moi j’aime bien aussi East 17 ‘Allright’. Et ‘Final Countdown’ de Europe.

Damien : Moi le premier disque que j’ai acheté c’est ‘Johnny Johnny come home…‘. Je l’avais commandé chez Belgique Loisirs.

Ça vous inspire, finalement, cette question… Merci pour tout les It It Anita !

Propos recueillis par Elissa

Merci à Jérémie de L’Entrepôt