International Hyper Rythmique « Below Sea Level »

International Hyper Rythmique
Quatre ans après leur premier album Uncity Nation,  le groupe de dream pop International Hyper Rythmique revient avec ce Below Sea Level très inspiré.

Dès la première écoute, une multitude de références viennent immédiatement à l’esprit notamment des influences shoegazy/pop que la formation toulousaine ne renie pas.
Cette histoire de famille (un frère et deux sœurs) commence en 2007 autour des compositions atmosphériques de Jean Martial-Guilhem à la guitare.
L’apport de la voix éthérée et la basse de Laurence ainsi que les talents multi –instrumentistes de Claire donnent immédiatement une forte identité au répertoire du groupe.
« Cowboy » nous prend par surprise au détour de ces harmoniques inaugurales de guitares auxquelles les voix réverbérées se mêlent subtilement.
Les percussions et programmations à la fois minimalistes et sophistiquées ponctuent ce titre fort qui, dès le début de l’album, nous donne envie de l’écouter en boucle.
On redescend d’un cran avec un « Marble Giant » tout en douceur qui n’a pas la magie du titre précédent. L’intro de Caravan rappelle étrangement celle de « Babies » de Pulp puis la suite de ce titre permet de découvrir une voix nuancée rappelant tour à tour le timbre de Romy Madley et Justine Frischmann.

Le court et captivant « Vertigo » insuffle une tension hitchcockienne grâce à ses apparitions fantomatiques de guitares aériennes. « Stone and dust », poétique à souhait, trouve sa voie à l’aide d’un final cérémonial qui laisse malheureusement un peu sur sa faim.

Après un « Seagull » dispensable « Spike Hell » matinée d’ambiances cold wave et sa basse tranchante rappellent le meilleur d’Interpol et redonne un rythme plus soutenu au disque.
Mais c’est dans des atmosphères plus aériennes que IHR excelle.
Le cinématographique « Norma Jeane »,  l’ambiance crue et désolée de  « New Page » ou le confidentiel « A Little Song » représentent la sève substantifique de cet album.
La délicatesse introspective de ces trois titres nous guide avec bienveillance sous le niveau de la mer sans jamais boire la tasse.

Malgré un accent frenchy parfois trop prononcé sur quelques titres,  le chant vaporeux de Laurence Martial-Guilhem prend toute sa dimension sur « The Boat » qui finit en beauté cette collection de poésies brillamment illustrées.

Au final, ce second album qui compte parmi ses invités Julien Barbagallo (Tame Impala, Tahiti 80), offre des paysages sonores contrastés, échappés d’un road movie initiatique dont l’éternel recommencement est le superbe « Cowboy », manière habile de boucler la boucle.

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Cyrille

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