HMLTD & SHAME :: Festival Generiq Belfort – La Poudrière 18/02/2017

© Mathieu

Soirée placée sous l’outrance avec deux représentants d’une nouvelle scène British.

Visuellement les six musiciens de HMLTD ne passent pas inaperçus. Des look Glam aux maquillages délurés, avec un chanteur qui est un  parfait croisement entre Ziggy Stardust et Guggi des  Virgin Prunes. Ces londoniens n’ont qu’un 45t a leur actif et jouent leur vie sur scène. En 4 minutes ils vous assènent une intro Garage, un pont Discoïde, un refrain Pop et Glam teinté d’Electro, avec un chant qui doit autant à Adam Ants qu’à Brett Anderson de Suede. Vulgarité et classe se côtoient pour une des-construction des styles, la décadence mène la danse.. HMLTD aura en 45 minutes ravagé la scène et quelques micros, sous l’oeil bienveillant de leur potes de SHAME.

Pas de paillettes pour ces derniers, qui assument des dégaines working class. Une discographie mince comme une feuille de papier à rouler, à savoir un 45T sur Fnord Communications. Dès le premier titre – Industrial – les riffs de guitares sous haute tensions sont précis. Shame, 20 ans de moyenne d’âge, semble sortir du lycée mais fait preuve de maitrise. Le chanteur capte l’auditoire , rappelle un Jimmy Pursey sympathique  de Sham 69. On pense a la Fat White Family ou The Fall pour le style. La tension est palpable sur « Friction » , pour lâcher prise sur « Furry Freaks ». Le public, a l’image du groupe, fait n’importe quoi et se lance dans des danses épileptiques. Techniquement Shame impressionne, joue juste et donne cette étrange sensation que tout dérape. « Gold home » et « Gone Listing » clôtureront le set de 50 minutes dans un bain de sueur et de câbles arrachés. Pour le bonheur de tous. Inutile d’espérer un rappel.

Mathieu