Hermanos Gutiérrez :: Hoy Como Ayer

Une envie de grands espaces ? D’un vent de liberté ? D’une bande son idéale pour vous déconfiner le cerveau ? J’ai peut-être bien ce qu’il vous faut. Vêtissez vous de votre plus beau sombrero, posez votre transat entre deux cactus, installez-y vous confortablement, munissez-vous d’une Caïpirinha bien fraîche, ainsi que d’un bon cigarillo pour parfaire le tableau et laissez vous porter, muchachos. À défaut, une petite 8°6 posé sur le banc d’un abris-bus, en pleine campagne, peut faire l’affaire. À dire vrai, rien de tout ça ne sera nécessaire, dans tous les cas vous partirez là où Hermanos Gutiérrez se propose de vous emmener.

Hoy como ayer est déjà le troisième album du duo instrumental Hermanos Gutiérrez, en autoproduction toujours, et la destination reste inchangée. Bienvenue en Amérique du Sud. Pas si évident par contre de deviner que notre duo est basé à Zurich, en Suisse, assez loin de la chaleur équatorienne qui coule dans leur sang et irradie de leur musique. À leur sujet, il n’y a que très peu d’informations à trouver. Ils sont solaires mais de l’ombre.

Fender, Gibson ou Lap Steel, la guitare c’est leur truc. On a un peu envie de les estampiller « desperados », façon Antonio Banderas dans le fameux film de Robert Rodriguez, mais leur musique est loin d’être désespérée. Si bien empreinte d’une douce mélancolie, elle n’en est pas moins lumineuse. Ils ont la vie dans les doigts.

Dépouillé de tout superflu, Hoy como ayer jouit d’une sobriété qui lui confère son aura un peu mystique, mais très terrienne. Ils connaissent le chemin, c’est évident, et on les suit les yeux fermés. Il n’y a pas de mauvais moments pour écouter cet album. Jamais. Sans une parole, il nous raconte bien des histoires. C’est un périple dans les confins, sans embûches, mais non sans aventure.

En 24 minutes seulement, on se retrouve au bout du monde. Niveau bilan carbone, vous trouverez difficilement mieux comme voyage. En plus, on y retourne toujours avec le même plaisir. On y est tellement bien qu’on y resterait volontiers. Hoy como ayer, traduisez par « aujourd’hui comme hier », est de ces disques que l’on saura apprécier aujourd’hui comme demain.

Jocelyn H.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.