Greetings From Beloved Ghosts :: Sticky Memories

On sait très peu de choses de Greetings From Beloved Ghosts. On apprend juste en lisant le presskit qui accompagne l’album que le groupe vient de Clermont-Ferrand et que c’est un duo mixte. Lui, vient de Rennes et aurait déjà un passé de musicien dans plusieurs formations bretonnes. Quant à elle, elle avait  juste envie un jour de jouer de l’Omnichord. Ils se rencontrent un soir dans un pub, discutent, s’entendent sur plusieurs influences musicales. Quand certains décident de créer une famille avec des enfants qui pleurent sans arrêt, eux, décident de monter un groupe et de le baptiser Greetings From Beloved Ghosts sans passer par la case Eglise.
Leur Eglise à eux, c’est le label toulousain Lunadélia Records et leur premier enfant s’intitule ‘Sticky Memories. Un album marqué par une philosophie lo-fi à l’instar des meilleurs albums du genre. On pense forcément aux albums de Daniel Johnston ou encore à ceux de Sentridoh, mais ils ont surtout la simplicité et le côté ingénu des premières sorties de The Pastels. La voix masculine ressemble à s’y méprendre à celle de Damon Albarn et nous fait presque imaginer que ‘Sticky Memories’ est un album de démos du chanteur de Blur. Des démos enregistrées dans une chambre. Douze titres empreints de la spontanéité des morceaux écris à la va-vite sur le coin d’une table et enregistrés aussitôt pour garder la ferveur originale. On ne se prend pas la tête chez Greetings From Beloved Ghosts. On vit au rythme d’une boite à rythmes cheap. Ça rigole en plein milieu d’une chanson (‘Boys Are B’). Ce n’est pas grave si dans le solo de guitare il y a quelques fausses notes (‘Spiders from The South’), idem si la basse dérape en plein milieu de la chanson.  Le principal chez Greetings From Beloved Ghosts, c’est la candeur des pops songs mal construites et surtout la belle naïveté que tant de groupes ont abandonnée pour se prendre au sérieux alors qu’ils n’ont rien à proposer de neuf. On préférera cent fois écouter ces ‘Stickys Memories’ remplies de bonne volonté à tous les albums de formations qui se prennent pour des « projets ». Le seul projet de ces Auvergnats est de nous faire du bien comme une bonne cure à La Bourboule.

Damien

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