Franz Ferdinand « Right Thoughts, Right Words, Right Action »

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Certains pensent que la musique de Franz Ferdinand prend toute son ampleur en live, alors que d’autres pensent que c’est le groupe le plus surcoté (qu’est-ce que l’on pourrait dire de Phoenix ?). Mais ces deux catégories de personnes ont dû oublier le postulat de départ du groupe qui était de « faire danser les filles ».  Et c’est bien cette ligne directrice que suivent les Ecossais depuis leur insurpassable premier album et véritable machine à claudiquer.

Que dirait-on si les quatre de Glasgow se mettaient à faire du hip-hop, de l’électro ou partir dans des envolées rock progressif. On crierait tous à la trahison. Ce que l’on demande à Franz Ferdinand, c’est de faire du Franz Ferdinand avec toujours des Right Thoughts, Right Words, Right Action.

Franz Ferdinand délivre une nouvelle fois des hymnes à faire danser n’importe quel unijambiste. Et d’emblée, le titre d’ouverture Right Action rassure sur ces quatre années d’absence et sur ces rumeurs de séparation. Evil Eye est la première vraie surprise. Franz Ferdinand marche (8 miles ?) sur les plates bandes d’Eminem avec un titre aux ramifications hip-hopisantes. Love illumination est le premier single de Right Thoughts, Right Words, Right Action. Avec son gros de guitares que Jack White ne renierait pas et le son de clavier un peu ridicule, il sera à coup sûr l’un des titres majeurs des prochains concerts.

Stand On the Horizon garde toujours le cap d’une musique dansante et multivitaminée comme un Orange Juice pressé par James Murphy.

La première déception (toute relative) arrive avec Fresh Strawberries et son refrain trop facile et trop référencé 60’s. Franz Ferdinand ne sont jamais aussi imparables lorsqu’ils arment leurs guitares de riff tonitruant et nous assassinent avec des Bullet buzzcockienes. Et si par hasard nous ne sommes pas encore morts, Treason/Animals et son farfisa sont là pour nous achever.

Mais Franz Ferdinand ce n’est pas seulement des titres frondeurs. C’est aussi des morceaux plus posés. The Univers Expanded, Brief Encounters et surtout Goodbye Lovers & Friends sont des titres plus réfléchis dans lesquels Alex Kapranos exprime son talent de crooner pop. Espérons juste que le titre final Goodbye Lovers & Friends  n’ait rien de prémonitoire avec les paroles « so sad to leave you », « Don’t play pop music / I hate pop music ».

Right Thoughts, Right Words, Right Action a beau avoir bénéficié des collaborations de Joe Goddard et Alexis Taylor (Hot Chip), Björn Yttling (Peter Bjorn and John) et de Todd Terje, il reste fidèle aux intentions que Franz Ferdinand s’était fixé dès 2004. Il y a des groupes dont on ne veut pas qu’ils évoluent. Franz Ferdinand est de ceux-là.

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