Fink – Hard Believer

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Vous connaissez l’impatience enfantine de déballer le petit dernier disque d’un artiste que vous aimez beaucoup? Moi j’ai eu ce plaisir avec le dernier album Hard Believer de Fink sorti en juin dernier. Beau digipak à la couv épaisse reliée, papier mat et odeur d’encre, illustrations graphiques épurées et répétitives déclinées en différents panels de couleur, quelques jolies photos noir et blanc de Fin alias Fink en beau hipster et de ses copains. La classe qui déchire, l’objet est tellement beau que t’as envie de l’offrir, de le racheter, bref, c’est ce que j’ai fait…

Tout ça bien sur pour l’écouter, encore et pas toujours. Faut l’avouer, la dark folk obsessionnelle de Fin Greenall se prête pas à toutes les occasions. C’est un style bien à lui qu’il s’est créé milieu des années 2000, et qui garde les traces de son passé de DJ et de producteur électro chez Ninja Tunes. Sur Hard Believer, son 6ème album de songwriter, on retrouve ses rythmes répétitifs et certainement la petite boîte magique à loops avec laquelle il impressionne sur scène, et qui nous plongent dans cet univers sombre planant. Aussi son penchant blues, sur le premier morceau du nom de l’album, et dub enfumée, sur « White Flag ». Parfois on s’ennuie un peu (« Green And The Blue » ou « Trough Beginns »), mais on retrouve toute sa splendeur sur des titres comme « Looking Too Closely », « Pilgrim » ou encore le magnifique Shakespeare. Sur le morceau de clôture « Keep Falling », sa voix grave et exceptionnelle part dans des aventures plus aigus et on en reste tout chamboulé.

Belle continuité.

Ja Fa

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