Entracte Twist :: Entracte Twist

On ne peut pas dire que les loulous d’Entracte Twist soient vraiment pressés de faire parler d’eux. Depuis leur premier 45t sorti en 2016 chez Croque Macadam Records, plus rien, silence radio. On avait presque oublié que leurs premiers effluves tout droits sortis des caves de la capitale avaient été chroniqués ici-même. C’est donc avec surprise que l’on apprend par l’intermédiaire d’un mail promo que les Parisiens sortent un album sur le même label que le premier essai. Un long format qui commence par le titre hommage à l’actrice porno Christine Young. Un morceau déjà entendu sur le premier 7˝ et que l’on n’avait pas hésité à qualifier de « Vénus en fourrure (comprendre Venus In Furs du Velvet Underground) remplie de désir de Suicide ». ‘Christine Young’ est toujours aussi efficace même si l’effet de surprise n’est plus là. Heureusement, il reste l’ensemble de l’album pour se prendre en pleine figure ce dandysme punk qui est ‘Fier de ne rien faire’. Entracte Twist est la synthèse rêvée d’une rencontre entre l’urgence du punk français de la fin des années 70 (Les Olivensteins, Métal Urbain) et l’intelligence de groupes plus actuels comme Frustration et A.S Dragon. Un mix d’influences qui donnent à Entracte Twist la même classe folle que les Dogs à leur époque.  Électrique et direct, Entracte Twist se paie le luxe d’injecter avec talent dans sa musique quelques touches synthétiques (˝Hors Service˝, ˝Jimmy et Moi˝) et de rock garage (le très Cramps ˝Crash˝). Parmi les temps forts de cet album sans nom, on relèvera ˝Make Up˝ et ˝Amour, Amour˝ qui, à coup sûr, va faire transpirer les chanceux qui verront le groupe en concert. Que dire de plus hormis qu’avec ce premier album, Entracte Twist offre un des disques les plus vitalisant de ce début d’année. Et comme on est un peu fainéant à Electrophone, on va finir cette chronique comme on a fini celle du premier 45t : ˝on est heureux de voir en eux le retour d’un rock français bourré d’adrénaline, noble et punk à la fois˝.

Damien