Elecampane :: High Hopes

© Kelly Joaquina

© Kelly Joaquina

On ne mesure encore pas assez l’apport de la ville de Caen pour le rock français actuel. Jesus Christ Fashion Barbe, Clockwork of the Moon, Superpoze, Kim Novak, Grand Public, The Lanskies ou encore Concrete Knives, sont toutes des formations issues de la bonne vieille ville normande. Il y règne une certaine osmose musicale entre les groupes. Certains jouent avec d’autres. Et parfois, même au sein d’un même groupe, les membres créent des side-project. C’est le cas notamment de Concrete Knives qui, pendant un hiatus de leur formation tutélaire, ont permis la création de deux entités entières. L’année dernière nous avons fait la connaissance de SAmBA De La mUERTE, aujourd’hui nous découvrons Elecampane. Derrière ce nom de plante médicinale se cachent donc trois membres de Concrete Knives (Augustin, Guillaume et Nicolas) revisitant à leur manière l’indie rock des années 90. On pense tout d’abord aux Pixies de Bossanova. Basse kimdealesque, batterie lourde et structure de chanson mainte fois éculée (couplet son clair / refrain disto / couplet son clair / pont / refrain disto)  mais ô combien efficace . On a déjà entendu cela mille fois, mais l’impression de déjà-vu s’efface devant tous les souvenirs adolescents qui remontent à la surface. On n’a pas fait mieux dans le genre depuis que Franck Black a quitté ses lutins pour partir à la rencontre des ovnis. Cet EP qui tire son nom d’un morceau de Pink Floyd est pour le moins paradoxal. High Hopes a beau regarder vers le passé avec ses clins d’œil un peu poussés, il Trompe le Monde et donne envie de placer tous nos espoirs sur ce trio.

Damien