Egyptology « The Skies »

Egyptology the skies
« Soldats, du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent. ». L’histoire veut que lors de la campagne d’Egypte, Napoléon ait prononcé ces mots. Sans vouloir rentrer dans l’histoire, on pourrait, à l’écoute et à la vue de la pochette de The Skies, dire que quarante ans de musique électronique vous accompagnent. Dire cela, c’est un peu fausser la réalité. En effet, le duo Egyptology formé par O. Lamm (chroniqueur dans The Drone et Chronic’Art) et Domotic (Karaocake, My Jazzy Child…) s’impose plus comme des archéologues du son qui réinventeraient le temps déjà exploré par quelques grands défricheurs de la musique électronique. Créant du neuf avec du vieux grâce à l’injonction d’une forte dose de personnalité, Egyptology s’installe là où leurs ainés se sont trouvés pour bâtir les assises pyramidales de la musique synthétique. Autrement dit, dans un désert musical où tout restait à inventer. Nul besoin de Pierre de Rosette pour annoncer que The Skies évoque plus un voyage rétro-futuriste porté par le souffle du vent de TimeWind de l’ex Tangerine Dream qu’une virée sur les autoroutes empruntées par Krafwerk. Profondément marqué par la musique électronique planante allemande, The Skies est une sorte de laboratoire sonore dans lequel nombre de diamants (du Nil) brillent par leur pouvoir magnétiques et synthétiques. Véritable voyage parsemé de sons analogiques, le premier album d’Egyptology implique une immersion totale et une écoute attentive, du décollage (2789) à l’alunissage dansant (The Skies). Sans ça, vous risqueriez fort de passer à côté du plus mythologique album de 2012.

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