Douglas Dare – Whelm

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« Toute musique qui ne peint rien n’est que du bruit. » avançait l’encyclopédiste d’Alembert. Avec le premier album de Douglas Dare, nous sommes loin du bruit. Douglas Dare peint sa musique comme les romantiques ont peint les paysages. L’anglais ressemble à ce Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich. Sauf que lui, il a devant ses yeux les falaises et la mer de son Dorset natal. Sur le tableau de Friedrich figure un homme plongé dans sa réflexion face à l’immensité du paysage. Douglas Dare a voulu faire de même avec sa musique « Je voulais faire un disque qui permet à l’auditeur de s’échapper, quelque chose de riche et immersif ». Whelm est une immersion dans le calme et la volupté. À seulement 23 ans, Douglas Dare est déjà considéré comme un petit prodige du chant et de l’écriture. Sans doute en raison de l’influence de son père, alors professeur de piano, et de sa formation au sein de The Liverpool Institute for Performing Arts. On retrouve ici la finesse mélodique d’un Rufus Wainwright et l’electronica d’un Thom York ayant appris à ne plus pleurnicher. Organique et synthétique à la fois, sa musique est fouettée par les embruns. Douglas Dare n’arrive pas à choisir entre le classique (piano) et la modernité (machines). Mais là où il est sûr de lui c’est dans la poésie qui se dégage dans sa musique et ses paroles. Il n’est donc pas étonnant de voir un recueil de poèmes (Nine Poem) accompagner l’album. Tout ici n’est que profusion de beauté mélancolique et d’arrangements subtils et délicats. De quoi accompagner à merveille nos échappées estivales.

Damien

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