DIIV :: Deceiver

© Coley Brown

Le nouvel album de DIIV pose un sérieux problème qui revient de manière récurrente. Faut-il encore aimer, s’étonner, se réjouir d’écouter des albums qui auraient pu sortir 20, 30, voire 40 ans plus tôt ? Faut-il perdre son temps à écouter des artistes qui doivent tout à leurs aînés et qui ne font que singer des poses, des attitudes déjà vues auparavant ? Ce sont les éternelles questions que l’on se pose à chaque fois qu’un album possède tous les critères de l’anachronisme. Deceiver est de ceux là. Sorti en 1992 entre Loveless (1991) et Souvlaki (1993), il serait aujourd’hui un classique shoegaze et dream pop. Mais malheureusement pour lui, nous sommes en 2019 et nous avons déjà entendu tout ce qu’il renferme.
Qui peut encore aujourd’hui être intéressé par ce troisième effort des Américains ? Les quarantenaires frappés du syndrome Peter Pan ayant connu l’émergence du mouvement shoegaze et qui veulent se payer une nouvelle jeunesse à moindres frais ou ceux qui n’ont jamais écouté Ride, Moose, Chapterhouse et les premiers Boo Radleys ?
C’est de plus en plus usant de découvrir ce type d’album sans originalité, se réclamant d’une époque qui n’est pas la sienne. Le seul avantage de Deceiver est de donner envie de revenir aux fondements du genre shoegaze. De remonter le fil historique de cette musique révolutionnaire des 90’s. D’écouter les classiques Nowhere, Giant Steps, Whirlpool, Honey Bee…. Allez à l’essentiel en revenant à la base du genre shoegaze. Ne perdez donc pas votre temps avec ce décevant Deceiver. Même le groupe vous prévient en donnant un tel titre à son album (Deceiver = trompeur en français). Vous voilà doublement prévenu.

Damien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.