Daniel Bachman :: S/T

daniel bachman chronique review

C’est sur la scène des Trinitaires de Metz, sur laquelle il partageait l’affiche avec son cousin français Jan Mörgenson, que nous fîmes connaissance avec Daniel Bachman. Depuis le nom de ce prodige de la guitare primitive reste synonyme d’une belle rencontre comme l’est son nouvel album qui est d’une richesse incroyable. Une sorte de malle aux trésors magiques dans laquelle est donné à quiconque s’y aventure d’y dénicher ce qu’il y cherche. Une multitude d’atmosphères et de sensations nous imprègne tout au long des sept morceaux aux fortes couleurs impressionnistes. À l’instar de la musique du regretté Jack Rose, celle de Daniel Bachman nous fait tomber dans un espace-temps où tout serait mis entre parenthèses le temps d’un métissage de sentiments ressentis et de rêveries partagées. Album miroir par excellence, chacun ici peut y trouver une partie de son mythe américain. Puisque aux détours de notes fingerpickées et de bourdonnements joués probablement à l’octotone, ce sont les Appalaches ou le désert de Mojave qui se modèlent dans nos oreilles. Tout ici oscille subtilement entre douceur, calme et abstraction dronesque. Imaginez-vous John Fahey en train de jouer par-dessus Persépolis de Xenakis et vous aurez une idée de ce que vous réserve ce nouveau chef d’œuvre de Daniel Bachman.

Damien

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