Cymbals « The Age Of Fracture »

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Une ambiance fin de siècle (le XXème en l’occurrence) est palpable dès le premier titre  (Winter ‘98) de ce troisième LP des londoniens.

Cymbals, inspirés par l’ouvrage The Age Of Fracture de l’universitaire Daniel T. Rodgers traitant de la fragmentation des idées à la fin du siècle dernier ainsi que de la perte du sens collectif ( tiens, tiens….), délivre ici 11 titres ultra produits par Dreamtrak ( Hot Chip ).
Sous cette thématique récurrente le groupe abat ses cartes et commence fort avec  « The Natural Order » au refrain et claviers 80’s qui ne déplairaient pas au nostalgiques de O.M.D.

Justement le groupe s’amuse à alterner entre nostalgie new wave 80’s dansante (On pense parfois aux singles de Cure période « pop joyeuse ») et mélancolie exacerbée.

Certains titres fonctionnent mieux que d’autres ( exit « Empty Space » titre plat et inintéressant rappelant du sous Foals eux même distillant du sous Talking Heads..).

L’album prend toute sa dimension à partir de l’hypnotique « Like An Animal » développé pendant plus de huit minutes et conçu comme une bande son parfaite pour afters orgiaques improvisées.

« Erosion » et « This City » continuent ce road trip nocturne où se mêlent atmosphères electronica actuelles et vintages.

Cymbals revisite pour la dernière portion de cet opus la musique électronique des 90’s sur le bien nommé « The End ».
Ce titre criblé de spoken words en français par leur chanteur francophile en puissance donne la tonalité finale d’un album inégal mais qui recèle insidieusement quelques petites perles comme cette outro instrumentale vaporeuse « Call Me » lynchienne au possible qui laissera planer le mystère autour de ces quatre garçons plein d’avenir.

Cyrille

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