Clinic « Free Reign »

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Ce qu'on ne pourra jamais reprocher à Clinic c’est d’être
constant et de faire…. du Clinic. À chaque fois, on se dit qu’ils ne nous y
reprendront plus avec leurs frappes chirurgicales identiques à chaque album. Et
pourtant on y revient toujours avec la fidélité d’un chien pour aveugles. Et
cette fidélité, Clinic l’entretient dans une relation passionnelle et sans fausse note depuis Clinic 3EP's (1999).
C’est ce sentiment d’être chez soi, dans un univers connu qui est agréable avec
ces Liverpuldiens. Dire que Clinic fait de la redite à chaque album n’est pas
une critique. Bien au contraire. C’est même un gage de qualité puisque c’est
l’essence même de leur musique. On ne peut vraiment pas en vouloir à un groupe
d’avoir une identité clairement reconnaissable et singulière. Donc Free
Reign
ne dépareillera pas du reste de la discographie avec ses
morceaux répétitifs mais jamais monotones.

Avec ce septième
album, le diagnostic est imparable. Clinic sort la panoplie chirurgicale pour
opérer une musique misant tout sur la transe et la répétition hypnotique,
choses que le précédent album Bubblegum avait tenté d’effacer. Pour l’anesthésie
générale, Clinic s’est adjoint l’aide du producteur Daniel Lopatrin
(Oneohtrix Point Never) qui permet à Clinic d’expérimenter leur côté ambient sur
Sun and The Moon en même temps de
renforcer leur style à grands coups de scalpel kraut doublé d’une injection de
clavier Suicide(aire) (Seamless Boogie
Woogie, BBC 10pm
). Mais ces quelques opérations de chirurgies esthétiques ne
bouleversent en rien l’aspect général du génie de Clinic. Et c’est tant mieux
comme cela.

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