Sharon Van Etten « Tramp »

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Depuis ses débuts, Sharon Van Etten opère une mue discrète mais au combien spectaculaire. 2009, Because I Was In Love flirt avec le folk dépouillé et autobiographique. Il faut dire qu’à l’époque, Sharon Van Etten vit des peines de cœurs et certains de ses proches souffrent de la drogue. 2010, c’est le choc électrique avec un Epic transitoire et amplifié où elle avoue avec sincérité qu’il est son « disque d’apprentissage ». 2012, Tramp signe le portrait d’une femme avec dans des compositions plus denses et plus ambitieuses, et ce, grâce au travail étroit avec Aaron Dessner de The National. Sharon Van Etten est aujourd’hui apaisée et a pris du plaisir  en studio même si cela ne s’entend guère dans des compositions toujours marquées par une trace de mélancolie. Habités et tourmentés, Ask et Kevin’s sont portés par une voix sublime. Warsaw montre la capacité singulière de l’Américaine à monter dans les amplitudes rythmiques avant le point d’orgue final qu’est le vaporeux Joke Or A Lie. Tramp est une succession de moments forts arrachés à une personne que l’on connaît finalement peu. Amicalement proche de groupes comme Beirut, The Antlers, Bon Iver et bien sûr The National, Sharon Van Etten a un parcours exemplaire proche de celui de Cat Power. Beau, sensible et intelligent à la fois.

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