Christian Bland & The Revelators – The Unseen Green Obscene

The Black Angels - Copie© Damien Boyer

«Si vous vous souvenez des années 60, c’est que vous n’y étiez pas.» Cette phrase que tout le monde connaît symbolise à elle seule toute la nouvelle scène néo psychédélique qui ne cesse de s’accroître depuis quelques années déjà. Si Christian Bland et ses révélateurs n’étaient pas nés dans les années 60, c’est une période qu’ils auraient aimé vivre de l’intérieur. Et s’ils ne l’ont pas vécue, il est fort à parier qu’ils en connaissent un rayon sur la décennie. Il suffit d’écouter The Unseen Green Obscene pour s’en convaincre. Pendant que certains tentent de faire illusion à grands coups de mélodies lysergiques 2.0, Christian Bland, lui ne nous trompe pas sur la marchandise. Loin de nous l’idée d’un album anachronique, The Unseen Green Obscene est un album qui aurait très bien pu voir le jour en 1967/68. Enrobés dans une production authentique, presque lo-fi, les quatorze morceaux rendent un vibrant hommage plus (Syd Barrett Blues, Diddley Stomp, Brian Wilson) ou moins (The Last Summer, The Sun Is Fading Away…) avoué aux acteurs d’une décennie qui ont ouvert sans le savoir quelques portes (de la perception) à la musique actuelle. Christian Bland & The Revelators vont même jusqu’à s’offrir leur propre B.O d’Easy Rider en écrivant un morceau sur la mythique moto Honda CB160 qui a vu le jour en 1965. La moto, un symbole de liberté dont Christian Bland ne se prive pas de jouir lorsqu’il est en congé de The Black Angels. Une liberté révélatrice d’une signature sonore pas vraiment unique mais ô combien authentique par rapport à tout ce que l’on peut entendre aujourd’hui.

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