Chicken Diamond :: The Night Has a Thousand Eyes

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Chicken Diamond en est à son quatrième album. Et pourtant, on n’en a jamais parlé ici. Pourquoi ? Probablement parce que jusqu’à maintenant, on préférait écouter d’autres one man band de son espèce comme King Automatic, Reverend Beat Man et Téquila Savate dans un autre genre. Ou tout simplement parce qu’on n’avait pas encore perçu l’originalité qu’apportait Chicken Diamond au style séculaire qu’est le blues.

Son blues n’a jamais vu les champs de coton du Mississippi. Il a plutôt côtoyé les aciéries et les crassiers de la région d’où il est originaire : La Lorraine. Il coule dans ses veines comme de la fonte liquide qui brûle tout sur son passage. D’ailleurs, écouter un disque de Chicken Diamond s’est s’attendre à la politique de la terre brulée. Plus rien ne pousse derrière. C’est du brutal diraient les Tontons Flingueurs. Et pour flinguer, ça flingue. On se prend du riff en pleine poire comme si ZZ TOP avait eu un jour la bonne idée de se mettre au punk garage. Il qualifie lui-même sa musique de blunk, soit un fameux mélange de blues et de punk. C’est exactement cela, du  raw blues comme Fat Possum n’en a jamais sorti.

Le plus surprenant dans tout cela, c’est que la musique de Chicken Diamond sonne comme si elle était jouée par un groupe avec, à sa tête, Tom Waits qui aurait fumé trois paquets de clopes d’affilé. Mais c’est bien un one man band qui nous est donné d’entendre ici. On s’attend à ce qu’il nous crache un glaviot en pleine face entre chaque morceau. Et on l’aurait bien mérité, nous qui l’avons ignoré jusqu’à maintenant.

Chicken Diamond n’est pas un poussin élevé aux hormones et surtout pas en batterie. Il est bel et bien, le seul, l’unique spécimen de son espèce.

Damien

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