Bootchy Temple :: In Consumated Bloom


Dès leur début en 2012, les cinq gars de Bootchy Temple ont fait une fixette sur les guitares carillonnantes dopées sixties. Ce qui leur avait plutôt réussi. Avec ce nouvel album In Consumated Bloom – déjà leur quatrième -, les désormais Nanterriens ont intégré une batteuse, ont abandonné le costume des Pranksters pour celui d’indie kids à la nonchalance affirmée et surtout ont évolué musicalement. Les structures des chansons se sont affinées, complexifiées et les guitares usent désormais plus d’effets 2.0. Mais surtout le chant est désormais plus mis en avant qu’auparavant, avec les risques impartis liés à la justesse d’interprétation. Sans surprise donc, on sent les Bootchy Temple plus à leur aise sur Scarpfin et Lost Futurn, deux titres enjoués d’obédience garage-pop ultra efficaces. Et quand ils explorent le terrain vague indie-pop, le son est à la hauteur. On retrouve des guitares à la Real Estate (Shame Stay et Can’t Tell) et les larsens entendus chez Yo La Tengo (Blank Words) pour des ambiances à la résonance emblématique. Quant à l’instrumental Hook, tout en vapeur toxique, et Solastagia au piano neurasthénique, ils défrichent les paysages fantomatiques avec grâce et élégance.  Onze titres qui fleurent bon la banlieue qui rêve d’espace désertique, Bootchy Temple continue son périple dans un univers hanté de fantômes un brin slackers.

Mathieu M

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