Bonnie ‘Prince’ Billy & Dawn McCarthy « What The Brothers Sang »

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Depuis Palace et à l’instar
de Bill Callahan, Bonnie ‘Prince’ Billy fait partie du club très fermé des
artistes libres, à la carrière exemplaire dans laquelle on peut se jeter avec
une confiance aveugle à chaque nouveauté discographique. « Wolfroy Goes To Town » (2011) n’avait
pas déçu, « What The Brothers Sang »
est une réussite de plus.

Album tribute en hommage aux
The Everly Brothers, « What The Brothers
Sang
» surprend déjà par son sujet. On aurait davantage vu le natif du Kentucky
reprendre Johnny Cash avec qui il enregistra l’un de ses titres pour l’album
« American III: Solitary Man »
du Man In Black. Mais voilà que Bonnie ‘Prince’ Billy reprend avec Dawn
McCarthy, du groupe Faun Fables et déjà présente sur les albums « The Letting go » et « Wai Notes », un groupe pilier de
tout un pan de la musique américaine dont les mélodies ont bercé de nombreuses
générations et influencés de nombreux groupes.

Loin d’être un hommage
stérile, Bonnie ‘Prince’ Billy et Dawn McCarthy revisitent treize morceaux plus
ou moins connus de Don et Phil en ayant le bon goût d’éviter les reprises des
standards les plus connus comme « All I
Have To Do Is Dream
 », « Bye
Bye Love
 », « Wake Up
Little Susie
 ». « What The
Brothers Sang
» apporte une lumière nouvelle aux compositions des Everly
Brothers en offrant une relecture pour des auditeurs d’aujourd’hui. C’est plus
ici un hommage à ce que The Everly Brothers chantait, qu’à la manière dont ils
ont interprété les morceaux qu’on leur écrivait. À tel point que des
morceaux comme « Milk Train », « Somebody
Help Me »
pourraient être issus d’un album de Belle and Sebastian. Mais là où le duo réussit à nous convaincre d’aller plus loin
dans la discographie de The Everly Brothers, c’est dans leur réinterprétation
sensible et les arrangements remplis de finesse épurée que l’on trouve dans « So Sad », « It’s all over », « Devoted To You » et « Kentucky ».

« What The Brothers Sang » est le disque insoupçonné d’artistes qui
se permettent à peu près tout ce qu’ils veulent avec une liberté et un génie
presque honteux. Bonnie ‘Prince’ Billy deviendrait presque intouchable.

 

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