Black Devil Disco Club « Magnetic Circus »

Black devil disco club MagneticCircus
Ce n’est plus une surprise de voir un album de Black Devil Disco Club sortir en version Dub. Comprenez version remixée ou retravaillée. Après les albums 28 after et Eight Oh Eight c’est au tour de l’excellent album Circus d’avoir sa propre relecture. Dans son dernier tour de piste, le diable noir avait convié des invités à l’identité forte (Jon Spencer, Afrika Bambaataa, Nicolas Ker, Faris Badwan et même Nancy Sinatra) pour nous dévoiler les multiples visages diaboliques de sa musique prenant pour le coup une forme rock (My Screen), pop (Pavement Opposite) et Moroder(esque) (Paradise). « Mais attention: si le diable est magnétique, il est aussi parfois satanique! »,  nous mettait en garde Bernard Fevre lors de l’interview qu’il nous avait accordée lors de la sortie de Circus. Ce magnétisme satanique, Black Devil Disco Club l’a encore exercé auprès de quelques artistes à qui il  a demandé de dévoiler leur côté diabolique. Au premier rang desquels NZCA/LINES et son electro synthético-romantique, ou le DJ sound designer Eckman. Plusieurs titres sont déjà connus de part leur présence sur des précédents EP. La relecture dansante de Distrust par le producteur Leo Zero (meilleur morceau de Magnetic Circus) ou celui de My Screen (feat. Nicolas Ker de Poni Hoax) par Sauvage, donnent l’impression de redite face à des nouveaux morceaux tous aussi étranges et captivants les uns que les autres. Mais c’est surtout sur les morceaux To Ardent et Fuzzy Dream que Magnetic Circus est le plus convaincant. Bernard Fevre s’offre avec ses deux reworks signés sous le nom de Junior Claristidge, une seconde jeunesse puisque c’est déjà sous ce nom qu’il signa ses premiers tubes sur l'introuvable Disco Club de 1978. Un clin d’œil au passé et aux connaisseurs qui montre que le diable noir est toujours aussi vivant et peut revenir même lorsque l’on ne l’attend pas. Diaboliquement vôtre.

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