Bernard Estardy :: Fragments d’une empreinte magnétique

On peut penser ce que l’on veut du site et de la revue Gonzaï. Mais lorsqu’il s’agit de rééditer des albums cultes oubliés par tout le monde, on peut dire qu’ils ont les oreilles affûtées. Après Marie et Les Garçons, Pôle, The Married Monk, Jacno ou encore George Grünblatt, c’est au tour du génial Bernard Estardy d’être réédité.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore celui que l’on surnommait Le Baron, Bernard Estardy était un musicien, producteur et arrangeur reconnu par tous, et ce,  jusqu’à sa mort en 2006. Il se fait connaître à ses débuts comme fidèle accompagnateur de Nino Ferrer. En même temps, il fonde avec d’autres le renommé Studio CBE dans lequel furent enregistrés de grands albums comme Métronomie de Nino Ferrer, Love And Other Crimes de Lee Hazlewood et quelques albums de Françoise Hardy. En parallèle de son métier d’ingénieur du son, Le Géant Egoïste, s’essaie à la Library Music en publiant de nombreux albums chez Télé Music. Son album La Formule du Baron reste encore l’un de ses albums les plus prisés par les collectionneurs de vinyles.

Aujourd’hui, Gonzai décide de lui rendre très justement hommage avec la publication d’un vinyle gatefold intitulé « Fragments d’une empreinte magnétique ». Derrière la pochette illustrée par Rémy Poncet, alias Chevalrex, se cachent de nombreux inédits et raretés. Deux titres sont d’ores et déjà en écoute sur le bandcamp de la revue Parisienne. On regrettera juste de ne pas voir des titres issus du projet cosmic disco Universal Energy qu’Estardy monta avec Jean-Pierre Bourtayre.

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, « Fragments d’une empreinte magnétique » voit sa publication accompagnée d’une biographie écrite par Julie Estardy « Bernard Estardy, Le Géant, Itinéraire d’un génie du son » et d’une nouvelle compilation Space Oddities publiée par Born Bad et consacrée à la musique d’illustration.

L’ensemble est pré-commandable ICI.