Astronauts :: End Codes

© LEE LAYCOCK

© Lee Laycock

Loin du tumulte londonien  dont il est originaire, Dan Carney  a dû rêver  de vastes  forêts bercées de nuages cotonneux en composant  le successeur de « Hollow Ponds », premier album ayant connu un beau succès, en 2014.

Sous le nom d’ Astronauts, le psychanalyste de formation avait abandonné sa formation précédente Dark Captain  pour reprendre le patronyme déjà utilisé  par un surf groupe américain des années 60, auteur d’un hit au … Japon.  Les onze titres figurant sur « End Codes » ne risquent pas d’être confondus avec celui-ci, car c’est bien d’Indie Folk dont il s’agit.  S’entourant  de proches maniant les instruments sur instructions et dotés d’organes vocaux rendant la comparaison avec CSNY évidente, Dan Carney et ses potes font sonner les chansons de manière contemporaine en usant de sons organiques teintés d’électroniques,  utilisant  samplers et guitares folk parfumées de sweet noise. N’échappant pas à la règle du mid-tempo souvent conféré au style, Dan Carney a su accélérer les rythmes, rendant les titres « Civil Engeneers », « Split Screen » et  « Breakout »  addictifs et potentiellement  tubesques. Les radios anglo-saxonnes, à l’ origine du succès du groupe dès la sortie du premier single en 2014, n’auront que l’embarras du choix.

L’ambiance  planante pourrait l’éloigner de formations américaines comme Smog ou Cul De Sac si les bruitages et autres expérimentations n’apparaissaient pas en filigrane sur «  A break in the Code, A Cork in the Stream » et « Skelton ». Usant d’instruments plus classiques comme les violons, banjos et mandolines, Astronauts transporte la folk music dans un doux et  confortable vertige oubliant la rugosité  tant acclamée par les aficionados du genre, les rapprochant d’une autre formation dream pop-folk anglaise The Engineers.

Chargeant la mule d’arrangements jamais nuisibles, par ici un piano, par là une onde indéfinissable, force est de reconnaître que ses compositions n’en souffrent jamais. Soutenu par des harmonies vocales au top, chaque titre enveloppe l’auditeur d’une ouate virtuelle, où il fait bon se prélasser. Et c’est tout le talent d’un psy….

Mathieu