Astrobal :: L’Infini, L’Univers Et Les Mondes

Lorsqu’on a découvert la superbe reprise de ‘Ma Rencontre’ de Bertrand Burgalat par Astrobal dans son album Australasie, on ne savait pas encore de quel genre serait cette rencontre. Avec la sortie de L’Infini, L’Univers Et Les Mondes chez Karaoke Kalk, il n’y a plus aucun doute. Emanuel Mario a rencontré le bonheur. La plénitude personnelle.
C’est un homme nouveau et heureux que l’on retrouve trois ans après le précédent album. Le collaborateur occasionnel de Laetitia Sadier et Julien Gasc semble avoir trouvé la symbiose parfaite entre la musique, sa passion pour la science-fiction et son cadre de vie. Ce dernier ressemble à un paradis caché et oublié, perdu dans la garrigue et bercé aux sons des cygales et des ressacs de la mer. Un Eden terrestre chaud et essentiel offrant à Emmanuel Mario un Elan Vital qui le pousse à créer de la musique. Une musique que l’on peut comparer une nouvelle fois à celle de l’auteur d’Aux Cyclades Electroniques mais aussi à celles de défricheurs français oubliés comme Michael Zacha, Roland Bocquet ou encore Bernard Ilous dont il reprend magistralement ‘La Route à L’Envers’. Comme eux, Emmanuel Mario possède l’amour pour la composition parfaite, aventureuse et libre, mélangeant pop, folk et défrichage électronique. Avec cet album reprenant le titre du livre Giordano Bruno (1548-1600), Emmanuel Mario nous fait voyager dans des paysages idylliques à la fois solaires et lunaires, stellaires et cosmiques, ressemblant à ceux que l’on croise dans les pages d’un Philip K. Dick qui aurait soudainement une vision naïve et pacifiste du monde. C’est Le (grand) Frisson Ultrasonique à chaque mesure. L’Infini, L’Univers Et Les Mondes confirme que les rencontres avec Astrobal sont toujours belles et voyageuses.

Damien