And We Shelter – Nineteen Ends

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Comme le suggère leur nom, il y a eu un avant And We Shelter. Une histoire que Magali et Sébastien ont commencé chacun de leur côté dans des formations de styles différents. Le post-rock avec Kaliayev pour Sébastien et la chanson française avec Oestrogena Orchestra pour Magali. Deux histoires opposées mises de côté mais qui commencent par un titre d’album annonçant une fin.

Nineteen Ends, premier album du nouveau groupe messin est un disque synonyme de beauté électronique. C’est un disque brumeux qui met le temps en apesanteur. Un cocoon electro-pop célébrant la musique avec une humilité et une honnêteté remarquable. And We Shelter nous emmène dans son univers cotonneux où il fait bon se perdre pendant de longues  minutes. Douze morceaux et autant de fibre ouatée bercés par des arpèges réverbées pas très éloignés de ceux de The XX (Claudia Volta) ou des symphonies de poche de Yann Tiersen (Roller Coaster). Le groupe avoue des influences tirées de groupes de sa génération comme The XX, Foals, Arcade Fire, ou encore Tristesse Contemporaine. Il est donc normal que les claviers et les sons électroniques inscrivent l’album dans son temps alors qu’on ne lui demande que de l’arrêter. Là où d’autres rempliraient leur musique de nappes inutiles pour donner de la consistance à leur musique, And We Shelter joue des comptines spleenétiques faites de sonorités analogiques et d’arrangements classiques. Cette grande force de l’album est aussi renforcée par la charge émotionnelle provoquée par les deux voix complémentaires et touchantes de Sébastien et Magali, qui relancent à chaque écoute l’intérêt du disque alors que ce n’est vraiment pas utile de le faire.

A la fois organique et électronique, feutré et lumineux, Nineteen Ends n’a rien d’une fin. C’est le début d’une belle histoire.

Damien

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