Altin Gün :: On

4e mouture de ma chronique de « On » d’ Altin Gün, j’arrive avoir plus de facilités à parler vins et vignerons que d’écrire un papier sur un disque… Et pourtant l’évidence était là dès la première écoute !!!

Pour la faire brève, Altin Gün est un groupe d’Amsterdam, formé par Jasper Verhulst, bassiste de Jacco Gardner, qui suite à un concert à Istanbul s’est mis en tête de monter un groupe qui rendrait hommage à la musique psychédélique turque des années 70.

Le son turc des 70’s, ça fait une paire d’année que j’ai l’habitude d’en écouter, des artistes comme Erin Koray, Baris Manco, via les compilations Bosphorus Bridges ou celles de Baris K. Une espèce de musique psyché inspirés des productions américaines ou européennes tout en y intégrant des instruments traditionnels, procurant un groove « à l’oriental » proche de musique de transe par moments.

C’est un peu ça que le père Jasper a voulu rendre, en s’adjuvant d’autres musiciens, chanteuse (d’origine turques mais aussi hollandais et indonésiens), réinterprétant des « classiques » de l’âge d’or de la musique turque avec ce Altin Gün (qui signifie littéralement « jour d’or »). Basse et synthé côtoient donc percussions et saz (instrument à corde traditionnel).

Donc j’écoute l’album et arrive le titre « Cemalim » que je connais, interprété par Erin Koray dans les années 70, là je me dis : « Ben voilà l’idée ta chronique ! Tu pars à la chasse des tous les titres originaux qu’Altin Gün a repris sur cet album ! ».

Ce qui fut intéressant dans cette quête, c’est de voir que les morceaux repris ne sont pas forcément tirés du catalogue psychédélique turc mais sont plutôt d’inspiration folk, populaire, notamment les plusieurs compositions du chanteur folk Neset Ertas, virtuose de l’instrument traditionnel « baglama ». Le groupe a su se les réapproprier en n’hésitant pas à changer la structure originale du morceau (mettre le refrain avant le couplet par exemple).

Voici donc la playlist, il y a des choses assez surprenantes comme « Kaymakamin Kizlari » Yurtseven Kardesler, une track « electro raï », dénotant avec l’inspiration générale de l’album, et une mention spéciale pour les deux interprétations de Zerrin Zeren où je ne sais plus trop si je suis en Turquie ou en Inde.

Finalement, je prends autant plaisir à écouter l’album tout comme les titres de l’époque. Altin Gün a réussi son pari de nous faire voyager dans les « belles années » de la Turquie avec une production plus contemporaine (ça sent moins la poussière et les médium), un groove beaucoup plus en avant, un psychédélisme maîtrisé (l’utilisation des delays avec parcimonie).

Bonne(s) écoute(s)

Maxime

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