Alone With King Kong « The Hardest Step »

Alone with king kong the hardest step cover pochette
S’il y en a bien un qui doit être le plus heureux des hommes c’est bien Thomas Rocton plus connu, sous l’alias anthropoïdes d’Alone With King Kong. Réaliser un rêve de gosse n’est pas donné à tout le monde et en être le témoin provoque des sensations toutes particulières à celui qui écoute son premier long format : The Hardest Step. Après l’excellent Three Hats On One Head défendu seul dans de nombreuses petites salles (qui sont autant de Royal Albert Hall pour l’intéressé), Alone With King Kong met la barre un peu plus haute avec des ambitions plus affirmées. Les onze vignettes confirment la dextérité indéniable de fin mélodiste de leur auteur déjà entre aperçu dans le précédent EP. Tricotées dans sa chambre, elles possèdent un supplément d’âme et de cœur que beaucoup d’autres groupes n’arrivent pas à injecter dans leur musique. Parfait équilibre entre mélodie folk et songwriting pop, The Hardest Step s’étoffe d’arrangements élégants de cuivres, de cordes, de claviers et de harpes délicatement posés sur des compositions qui respirent le classicisme pop de bon goût qui chatouilleront les oreilles les plus averties. On imagine aisément ce qu’a dû provoquer à Alone With King Kong la découverte des albums des Kinks, Beatles,The Divine Comedy et Fountains Of Wayne. Mais ce n’est rien face à ce que provoquera The Hardest Step à ceux qui l’entendront pour la première fois. On aurait presque envie de reprendre à notre compte les quelques mots en gras dans les remerciements de l’album : disque ; immense, merci.

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