Alligator « EP »

Cover
Alors que l’on a plus trop de nouvelles de François Virot, c’est la moitié féminine de Reveille qui fait parler d’elle avec un nouveau projet : Alligator. «On a commencé See Hi Oh My , avec François, en basse/batterie,  j'avais très envie de retenter un projet comme ça ». Derrière ce patronyme reptilien se cachent en fait Lisa Duroux et l’américaine Elizabeth Hargrett (échappée pour quelques temps de son groupe d’origine Favorite Cousin). En activité depuis moins d’un an, la paire franco-américaine s’est rencontrée en février 2009 lors d’une tournée commune dans le sud-est des Etats-Unis où l’envie de concrétiser quelque chose ensemble naquit et poussa Elizabeth Hargrett à s’installer quelques temps en France. Le projet reste confidentiel jusqu’au festival Bandit Dance qui a eu l’ingénieuse idée de programmer le groupe sur la même affiche que Clara Clara, Grasswidow, Lispector… De la scène à l’enregistrement, il n’y a qu’un pas. Sous la houlette de l’inévitable François Virot, le duo enregistre une démo en trois jours et fait paraître dans la foulée une cassette (puis un téléchargement libre) sur les labels Et mon con cul c’est du toufu et Full Beans Tapes. Un name dropping citant tour à tour Electrelane, Breeders ou That Dog ne rimerait à rien devant la singularité d’Alligator. Ici, on est dans le minimalisme du rock américain des 90’s. Les rythmiques sont brutales mais efficaces. Elles sont là uniquement pour contredire les harmonies vocales. Une basse, une batterie, des voix. Finalement, il n’y a pas besoin de grand chose pour qu’Alligator surgisse de l’eau, la gueule grande ouverte, pour ne plus vous lâcher. Absolument addictif.