Alex G :: Beach Music

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Derrière Alex G se cache Alex Giannascoli. Jusqu’à aujourd’hui, l’américain était seulement connu par un microcosme de passionnés qui le suivaient aux grès de ses parutions d’albums sur Bandcamp. Comme souvent à l’heure d’internet, les secrets les mieux gardés finissent par s’éventer. Quelques médias bien renseignés ont fait marcher le bouche-à-oreille. Et devant le culte croissant, ce sont celles de Domino Records qui ont été les plus affûtées.
Quitter l’auto production et arriver sur un label à qui l’on doit rendre des comptes peut parfois déboussoler un artiste et pousser à trahir son art. C’est en fait tout l’inverse que nous propose Alex G avec Beach Music. L’art musical du natif de Philadelphie ne se transforme pas. Avec intelligence, il poursuit le chemin commencé depuis plusieurs années en affirmant même sa véritable personnalité. De toutes les influences auxquelles il était souvent comparé, il n’en reste presque rien ici. Hormis peut-être la ballade folk ‘Thorns’ qui rappelle Elliott Smith et le titre ‘Kicker’, qui lui, évoque le meilleur de Pinback. Alex G n’a rien changé dans sa manière de composer ses ballades folk. Toujours écris et enregistrés dans son appartement, les morceaux de Beach Music ont été bricolés quand il avait le temps entre une tournée et des accompagnements de groupes tels que Cymbals Eat Guitars ou Elvis Depressedly. Ces enregistrements espacés dans le temps ont donc influé sur l’état final de Beach Music. Épris d’une profonde liberté, Beach Music fait côtoyer la noise, la folk et l’indie rock avec une simplicité déconcertante. ‘Tous les titres reflètent un moment donné dans lequel je me trouvais’  dit Alex, ‘il y a plusieurs directions, mais un son propre. Ce n’est pas quelque chose que j’ai fait intentionnellement, mais j’en reste le fil conducteur’. Un fil conducteur que l’on n’est pas prêt de perdre.

Damien

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